lundi 28 avril 2014

"LA DIVINE MATRICE"


Il existe un lieu où commencent toutes choses, un endroit de pure énergie qui "est", tout simplement. Dans cet incubateur quantique de la réalité, tout est possible. Nos succès et nos échecs personnels, l'abondance et les manques, la guérison et les maladies, nos plus profonds désirs comme nos plus grandes craintes, tout commence dans cette "soupe" de potentialité.

Au moyen des créateurs de réalité que sont l'imagination, l'espoir, le jugement, la passion et la prière, nous donnons l'existence à chaque possibilité. Par nos croyances - quant à ce que nous sommes, à ce que nous avons et n'avons pas, à ce qui devrait être et ne devrait pas -, nous créons nos plus grandes joies comme nos moments les plus sombres.

Pour maîtriser cette pure énergie, il faut d'abord en connaître l'existence, en comprendre le fonctionnement et, enfin, parler le langage qu'elle reconnaît. Toutes choses nous deviennent disponibles, en tant qu'architectes de la réalité, dans ce lieu où le monde commence : le pur espace de la Divine Matrice.

La Divine Matrice est le contenant de l’univers, le pont reliant toutes choses entre elles, et le miroir qui nous montre ce que nous avons créé.

Alors que je faisais une randonnée pédestre dans un petit canyon de la région de Four Corners [des Quatre Coins], dans le nord-ouest du Nouveau-Mexique, par une fin d'après-midi d'octobre, j'eus la surprise de voir un sage amérindien posté au sommet d'une petite déclivité vers laquelle je me dirigeais. Je me demandai depuis combien de temps il se trouvait là…

Je suis souvent allé marcher dans ce lieu, m'imprégnant de l'étrange beauté du paysage et m'efforçant de ressentir le passé. En cette fin d'après-midi d'octobre, le sage amérindien et moi étions venus tous deux dans ce coin isolé pour la même raison. Alors que nous partagions nos croyances sur les secrets que recèle encore ce site, mon nouvel ami me raconta une histoire.

Il y a longtemps ...

" Il y a longtemps, notre monde était très différent de ce qu'il est aujourd'hui. Il y avait moins de gens et l'on vivait plus près de la terre. On connaissait le langage de la pluie, des récoltes et du Grand Créateur. On savait même parler aux étoiles et aux peuples du ciel. On était conscient que la vie est sacrée et provient du mariage de la Terre mère et du Ciel père. À cette époque, il y avait un équilibre et les gens étaient heureux. "

Je sentis s'éveiller en moi quelque chose de très ancien en entendant la douce voix de cet homme se répercuter sur les parois de grès autour de nous. Soudain, cette voix prit des accents de tristesse.

" Il s'est alors produit quelque chose, dit-il. Personne ne sait vraiment pourquoi, mais les gens se sont mis à oublier qui ils étaient. Ils se sont alors sentis séparés de la terre, des autres et même de celui qui les avait créés. Perdus, ils erraient dans la vie sans aucune direction. Ainsi séparés, ils croyaient qu'ils devaient combattre pour survivre dans ce monde et qu'il leur fallait se défendre contre ces mêmes forces de vie avec lesquelles ils vivaient auparavant en harmonie et en lesquelles ils avaient confiance. Bientôt, ils employèrent toute leur énergie à se protéger de leur environnement au lieu de faire la paix avec leur monde intérieur. "

Cette histoire éveilla aussitôt en moi des résonances. En écoutant cet homme, j'avais l'impression qu'il me décrivait les humains d'aujourd'hui! Notre civilisation, à l'exception de certaines cultures isolées qui ont conservé leurs traditions, est assurément focalisée davantage sur le monde qui l'entoure que sur le monde intérieur…

" Même s'ils avaient oublié qui ils étaient, l'héritage de leurs ancêtres demeurait en eux, poursuivit-il. Ils en avaient encore le souvenir. La nuit, dans leurs rêves, ils savaient qu'ils possédaient le pouvoir de guérir leur corps, de faire tomber la pluie quand ils en avaient besoin, et de parler à leurs ancêtres. Ils savaient qu'ils pourraient retrouver leur place dans la nature. "

" Tandis qu'ils essayaient de se rappeler qui ils étaient, ils commencèrent à construire à l'extérieur d'eux des choses qui leur rappelaient qui ils étaient à l'intérieur. Avec le temps, ils construisirent même des machines pour guérir, des produits chimiques pour faire pousser leurs récoltes, et des réseaux de fils pour communiquer sur de longues distances. Plus ils s'éloignèrent de leur pouvoir intérieur, plus leur vij extérieure s'encombra de choses dont ils "croyaient qu'elles pouvaient les rendre heureux. "

En l'écoutant, j'établissais l'inévitable parallèle entre les gens dont il me parlait et notre civilisation d'aujourd'hui. Celle-ci s'est enfoncée dans l'incapacité de créer un monde meilleur. Nous nous sentons si souvent impuissants en voyant nos êtres chers en proie à la douleur et aux dépendances. Nous nous croyons inaptes à soulager la souffrance causée par d'horribles maladies qu'aucun être vivant ne devrait subir. Nous ne pouvons qu'espérer la paix qui nous ramènera nos jeunes gens soumis à la terreur des champs de bataille étrangers. Et, ensemble, nous nous sentons insignifiants en présence d'une menace nucléaire grandissante tandis que le monde se divise selon les croyances religieuses, les races et les frontières.

Il semble que plus nous nous éloignons de notre relation naturelle avec la terre, avec notre corps et avec Dieu, plus nous sommes vides. Nous tentons alors de combler ce vide intérieur par des "choses"…

Quand les jeux vidéo, les films, les relations virtuelles en ligne et la communication électronique sont des nécessités, qu'ils sont devenus des substituts de la vie réelle et des rencontres face à face, c'est peut-être un signe que la société est en danger. Bien que les médias électroniques rendent sûrement la vie plus intéressante, ils constituent peut-être aussi des signaux avertisseurs nous disant à quel point nous nous sommes éloignés de notre pouvoir de mener une existence riche, saine et signifiante.

De plus, quand notre préoccupation est d'éviter la maladie plutôt que de vivre en santé, d'échapper à la guerre au lieu de collaborer à la paix, et de créer de nouvelles armes au lieu de vivre dans un monde où les conflits armés sont désuets, il est évident que la voie sur laquelle nous sommes engagés est celle de la survie. En ayant une telle attitude, personne n'est vraiment heureux car personne ne "gagne" réellement. Quand on se rend compte que l'on vit ainsi, il faut absolument changer de cap. C'est précisément là l'objet de ce livre et voilà pourquoi je rapporte cette histoire.

" Comment l'histoire se termine-t-elle ? demandai-je au sage. Les gens ont-ils retrouvé leur pouvoir et se sont-ils souvenus de qui ils étaient? "

Le soleil avait disparu derrière les parois du canyon et je pouvais maintenant voir très bien cet homme à qui je parlais. Il avait la peau noircie. Ma question le fit sourire. Au bout d'un moment, il murmura: " Nul ne le sait car elle n'est pas finie. Les gens qui se sont perdus, ce sont nos ancêtres, et c'est nous qui écrivons la fin de l'histoire. Que pensez-vous qu'il est arrivé? " …

Les implications de l'histoire racontée par le sage du canyon sont vastes. On croit communément que les anciennes civilisations étaient technologiquement moins avancées que la société moderne. S'il est vrai que ces peuples ne disposaient pas de notre science "moderne" pour régler leurs problèmes, ils avaient peut-être cependant quelque chose de mieux…

Se pourrait-il que ces anciennes civilisations, comme celles de l'Égypte, du Pérou ou du désert du Sud-Ouest américain, aient disposé d'une technologie si avancée qu'elles n'avaient nullement besoin de grille-pain ni de magnétoscopes ? Peut-être avaient-elles transcendé le besoin d'un monde extérieur complexe et encombré. Peut-être possédaient-elles une connaissance d'elles-mêmes leur procurant la technologie intérieure permettant de vivre autrement. Une connaissance que nous avons oubliée. Cette sagesse aurait pu leur donner tout ce dont elles avaient besoin pour vivre et guérir d'une manière que nous comprenons à peine.

Si c'est le cas, peut-être n'avons-nous pas besoin de chercher ailleurs que dans la nature qui nous sommes et quel est notre rôle réel dans la vie. Et peut-être que le savoir le plus profond est déjà disponible dans les mystérieuses découvertes du monde quantique. Au cours du siècle dernier, les physiciens ont découvert que le matériau dont l'univers et nos corps sont constitués ne suit pas toujours les strictes lois de la physique considérées comme sacrées durant presque trois siècles. En fait, à la plus petite échelle de notre monde, les particules dont nous sommes faits enfreignent les règles selon lesquelles nous sommes séparés les uns des autres et limités dans notre existence. En effet, quand il s'agit des particules, tout semble interconnecté et infini.

Ces découvertes portent à croire qu'il y a quelque chose en chacun de nous qui n'est pas limitée par le temps ni par l'espace, ni même par la mort. La conclusion qui ressort de ces découvertes, c'est que nous semblons vivre dans un univers " non localisé ", où tout est toujours interconnecté.

Dean Radin, de l'Institut des sciences noétiques, fut l'un des premiers à s'interroger sur le sens de notre vie dans un tel monde. " La non-localisation, explique-t-il, signifie que des choses qui nous paraissent séparées ne le sont pas en réalité. " Certains aspects de nous, affirme-t-il, s'étendent au-delà de l'ici-maintenant et nous permettent de traverser tout l'espace-temps. Autrement dit, le "nous" qui vit dans notre corps physique n'est pas limité par la chair qui constitue ce dernier.

Quel que soit le nom donné à ce mystérieux " quelque chose ", nous le possédons tous ; et le nôtre se mêle à celui de tous les autres dans ce champ d'énergie où baignent toutes choses. On croit que ce champ est le filet quantique qui unit l'univers entier, le modèle énergétique et infiniment microscopique de tout, de la guérison du corps à l'établissement de la paix mondiale. Pour reconnaître notre véritable pouvoir, nous devons comprendre la nature et le fonctionnement de ce champ.

Si les Anciens de ce canyon du nord du Nouveau-Mexique, ou de n'importe où ailleurs dans le monde, comprenaient le fonctionnement de cette partie oubliée de nous, il est tout à fait approprié que nous honorions le savoir de nos ancêtres et appliquions leur sagesse à notre époque.

Sommes-nous réellement connectés ?

La science moderne est en bonne voie de résoudre l'un des plus grands mystères de tous les temps. Il n'en sera sans doute pas fait mention dans les bulletins de nouvelles télévisés ni dans les grands journaux. Pourtant, après sept décennies de recherches, ce domaine de la science que l'on appelle la " nouvelle physique " en arrive à une conclusion incontournable.

Tout ce qui existe dans notre monde est connecté à tout le reste.

Voilà! Cette nouvelle-là change tout, car elle ébranle absolument les fondements de la science contemporaine.

" D'accord, direz-vous, mais nous avons déjà entendu ça. Qu'y a-t-il de nouveau dans cette conclusion? Que signifie réellement le fait d'être ainsi connectés? " Ce sont là des questions très pertinentes, et leurs réponses vous surprendront. Ce qu'il y a de nouveau dans ces découvertes par rapport à ce que nous croyions auparavant, c'est que l'on ne se contente pas de nous dire que cette connexion existe…

En plus de prouver que nous sommes liés à tout, la recherche démontre maintenant que la connexion existe à cause de nous. Notre connexion nous donne le pouvoir d'orienter notre vie comme nous le souhaitons. Qu'il s'agisse de notre quête d'amour, de la guérison de nos proches ou de la réalisation de nos plus profondes aspirations, nous faisons partie intégrante de tout ce que nous expérimentons quotidiennement.

Puisque ces découvertes nous démontrent que nous pouvons utiliser notre connexion consciemment, il en découle que nous pouvons puiser à même le pouvoir qui anime l'univers entier. Par l'unité qui vit en chacun de nous, tous les humains de cette planète sont liés directement à cette même force qui crée toutes choses, des atomes aux étoiles, jusqu'à l'ADN de la vie!

Un détail essentiel toutefois: ce pouvoir est dormant et nous devons l'éveiller. Pour ce faire, il nous faut modifier légèrement notre vision de nous-mêmes dans le monde… nous pouvons, grâce à un petit changement de perception, puiser à la plus grande force de l'univers pour résoudre les situations les plus difficiles. Cela se produit quand nous acceptons de voir différemment notre rôle dans le monde.

Comme l'univers nous semble vraiment énorme, presque trop vaste pour notre pensée, commençons par nous voir différemment dans la vie quotidienne. Le "petit changement" dont nous avons besoin, c'est de nous voir comme une partie du monde plutôt que séparés de lui. Pour être convaincus que nous ne faisons vraiment qu’un avec tout ce que nous voyons et expérimentons, nous devons comprendre comment nous y sommes liés et ce que signifie cette connexion.

Pour puiser à même la force de l’univers, nous devons nous voir comme une partie du monde plutôt que séparés de lui.

Par la connexion qui unit toutes choses, le "matériau" dont est fait l'univers (des ondes et des particules d'énergie) semble violer les règles du temps et de l'espace que nous connaissons. Bien que les détails fassent songer à de la science-fiction, ils sont très réels. Par exemple, on a observé des particules de lumière (photons) se bilocaliser, c'est à dire se retrouver à deux endroits distants de plusieurs kilomètres, exactement au même instant.

Qu'il s'agisse de notre ADN ou des atomes constituant toutes choses, les objets de la nature paraissent partager de l'information plus rapidement que la vitesse maximale prédite par Albert Einstein, celle de la lumière. Au cours de certaines expériences, les données sont même parvenues à destination avant d'avoir quitté leur lieu d'origine ! On a toujours considéré de tels phénomènes comme des impossibilités; pourtant, non seulement ils sont apparemment possibles, mais ils nous montrent peut-être quelque chose de plus que d'intéressantes anomalies de petites unités de matière. La liberté de mouvement dont font preuve les particules quantiques révèle peut-être comment fonctionne le reste de l'univers quand nous regardons au-delà de nos connaissances de la physique.

Bien que ces résultats semblent appartenir au scénario d'un épisode de la série télévisée futuriste Star Trek, ils sont maintenant observés par des scientifiques d'aujourd'hui. Individuellement, les expériences qui produisent de tels effets sont certainement fascinantes et méritent qu'on s'y intéresse. Prises dans l'ensemble, cependant, elles indiquent aussi que nous ne sommes peut-être pas autant limités par les lois de la physique que nous le croyons. Peut-être que les choses peuvent voyager plus vite que la lumière et peut-être qu'elles peuvent être à deux endroits à la fois ! Et si elles le peuvent, le pouvons-nous?

Ce sont précisément ces possibilités qui captivent les innovateurs et excitent notre imagination. C'est par la combinaison de l'imagination - l'idée de quelque chose qui pourrait être - et d'une émotion qui donne vie à une possibilité que celle-ci devient réalité. La manifestation commence par la volonté d'admettre dans nos croyances quelque chose qui, prétendument, n'existe pas. Nous créons ce "quelque chose" par la force de la conscience…

Cependant, pour que les idées imaginaires d'un moment du temps deviennent la réalité d'un autre moment du temps, ces deux moments doivent être liés par quelque chose. Il doit donc y avoir dans le tissu de l'univers une connexion entre les imaginations passées et les réalités présentes ou futures. Einstein croyait fermement que le passé et le futur étaient intimement liés dans la quatrième dimension, une réalité qu'il appelait espace-temps. " La distinction entre le passé, le présent et le futur, disait-il, n'est qu'une illusion bêtement persistante. "

Ainsi, nous découvrons et commençons à peine à comprendre que nous sommes connectés non seulement à tout ce que nous voyons aujourd'hui dans notre vie, mais aussi à tout ce qui a jamais existé, de même qu'à des choses qui n'existent pas encore. En outre, ce dont nous faisons l'expérience maintenant est le résultat d'événements qui se sont produits (au moins en partie) dans une sphère de l'univers qui nous est invisible.

Les implications de cette relation sont énormes. Dans un monde où un champ énergétique intelligent relie toutes choses, de la paix globale à la guérison personnelle, ce qui autrefois passait pour miraculeux ou fantastique devient soudain possible dans notre vie.

Ayant à l'esprit cette connexion, nous devons maintenant considérer d'une toute nouvelle manière notre rapport à la vie, à notre famille et même à nos relations fortuites. Que nos expériences soient bonnes ou mauvaises, on ne peut plus les écarter comme des événements accidentels, qu'elles soient porteuses de la plus grande joie comme de la plus horrible souffrance humaine. Il est évident que le secret de la guérison, de la paix, de l'abondance, ainsi que de la création d'expériences, de carrières et de relations qui nous rendent heureux, réside dans la compréhension de notre connexion profonde à tout ce qui existe dans notre réalité.


La recherche de la Matrice

Je me souviens de la première fois où j'ai parlé de notre connexion à mon ami indigène rencontré dans le canyon. L’ayant croisé par hasard dans un marché local, je lui fis part avec enthousiasme d'une information que je venais tout juste de lire dans un communiqué de presse. On avait découvert un " nouveau" champ d'énergie, un champ unifiant différent de toute énergie connue.

" C'est ce champ d'énergie qui unit tout ! m'exclamai-je. Il nous unit au monde, il nous connecte les uns aux autres et nous relie même à l'univers au-delà de la Terre, tout comme nous en avons parlé l'autre jour. "

À sa manière typique, mon ami se tut pendant quelques secondes, par respect pour mon enthousiasme, puis il respira profondément et répliqua, avec sa franchise coutumière: " Donc, vous avez découvert que tout est lié. C'est ce que notre peuple affirme depuis toujours. Il est bon que votre science s'en soit également aperçue! " S'il est exact qu'un champ d'énergie intelligent joue un rôle aussi important dans le fonctionnement de l'univers, pourquoi ne l'avons-nous pas découvert plus tôt? …

Bien que ce qui unit l'univers demeure un mystère, on a souvent tenté de lui attribuer un nom afin d'en reconnaître l'existence. Dans les soutras bouddhistes, par exemple, le royaume du grand dieu Indra est décrit comme le lieu d'origine de la toile qui unit tout l'univers: " Très loin, dans la résidence céleste du grand dieu Indra, un merveilleux filet a été suspendu par un habile artificier, de manière à s'étendre à l'infini dans toutes les directions. "

Dans la cosmogonie des Hopis, le présent cycle de notre monde a commencé il y a longtemps, quand la grand-mère Araignée a émergé du vide. Elle s'est aussitôt empressée de tisser la grande toile qui lie toutes choses, créant ainsi le lieu où ses enfants vivraient.

Depuis les anciens Grecs, ceux qui ont cru à un champ d'énergie universel reliant toutes choses le nommaient simplement l'éther. Dans la mythologie grecque, l'éther constituait l'essence de l'espace lui-même et il était "l'air respiré par les dieux". Pour Pythagore et Aristote, il était le mystérieux cinquième élément de la création, après les quatre éléments traditionnels : le feu, l’air, l’eau et la terre. Plus tard, les alchimistes ont continué à utiliser la terminologie des Grecs pour décrire notre monde. Cette terminologie a perduré jusqu'à la naissance de la science moderne.

À l'encontre de l'opinion traditionnelle de la plupart des scientifiques d'aujourd'hui, certains des plus grands esprits de l'histoire non seulement croyaient à l'existence de l'éther, mais ils sont allés encore plus loin. Ils ont dit que l'éther était nécessaire au fonctionnement des lois de la physique. Au XVIIe siècle, sir Isaac Newton, le "père" de la science moderne, employa le mot éther pour décrire une substance invisible imprégnant l'univers entier et qu'il croyait responsable de la gravité ainsi que de toutes les sensations du corps. Il le concevait comme un esprit vivant, même s'il reconnaissait que le matériel pouvant en démontrer l'existence n'était pas disponible à son époque.

Il fallut attendre le XIXe siècle pour que James Clerk Maxwell, qui proposa la théorie électromagnétique, offre formellement une description scientifique de l'éther unissant toutes choses. Il le décrivit comme "une substance matérielle plus subtile que les corps visibles et censée exister dans ces parties de l'espace apparemment vides".

Au début du XXe siècle, certains des esprits scientifiques les plus respectés utilisaient encore l'ancienne terminologie pour désigner l'essence qui remplit l'espace vide. Ils concevaient l'éther comme une substance réelle ayant une consistance se situant quelque part entre la matière physique et l'énergie pure. Ils en déduisaient que c'était grâce à l'éther que les ondes lumineuses pouvaient se déplacer d'un point à un autre dans ce qui paraissait un espace vide…

Même après que ses théories eurent semblé écarter le besoin de l'existence de l'éther dans l'univers, Einstein lui-même croyait que l'on découvrirait quelque chose qui expliquerait ce qui occupe le vide de l'espace. Il dit: "L’espace est impensable sans l'éther." Tout comme Lorentz et les anciens Grecs, qui considéraient cette substance comme le conduit servant au déplacement des ondes, Einstein affirma que l'éther était nécessaire à l'existence des lois de la physique. "Dans un tel espace [sans éther], non seulement la lumière ne se propagerait pas, mais les normes de l'espace et du temps ne pourraient absolument pas exister." …

Aujourd'hui, la simple mention du champ éthérique déclenche encore un débat sur son existence. Du même coup, cela rappelle la célèbre expérience qui devait prouver une fois pour toutes l'existence ou la non-existence de ce champ. Comme c'est souvent le cas dans ce genre de recherche, le résultat suscita plus de questions et de controverses qu'il n'en régla.


Une brève histoire de la physique : des règles différentes pour des mondes différents

La science est simplement un langage servant à décrire la nature ainsi que notre relation avec elle et avec l'univers. Et elle n'est qu'un seul langage; d'autres (1'alchimie et la spiritualité, par exemple) furent utilisés longtemps avant l'apparition de la science moderne… "Que faisait-on avant que la science existe? Savait-on quelque chose de notre monde?" La réponse est un oui retentissant! On savait beaucoup de choses à propos de l'univers.

Ce que l'on savait fonctionnait si bien que l'on disposait ainsi d'une structure complète pour comprendre tout depuis les origines de la vie: pourquoi nous tombons malades et comment y remédier, ou comment calculer les cycles du soleil, de la lune et des étoiles. Même si cette connaissance n'était évidemment pas formulée dans le langage technique auquel nous sommes habitués, elle fournissait une explication satisfaisante du comment et du pourquoi des choses; si satisfaisante, en fait, que la civilisation a pu exister durant cinq millénaires sans s'appuyer sur la science que nous possédons aujourd'hui.

On fait généralement débuter l'ère scientifique au XVIIe siècle. C'est en juillet 1687 qu'Isaac Newton officialisa les mathématiques qui décrivent notre monde quotidien, dans son ouvrage Philosophiae Naturalis Principia Mathematica (Principes mathématiques de la philosophie naturelle)

Pendant plus de deux siècles, les observations de Newton sur la nature ont constitué le fondement de la science appelée à ce jour "physique classique". Avec les théories de Maxwell sur l'électricité et le magnétisme, à la fin du XIXe siècle, ainsi que la théorie d'Einstein sur la relativité, au début du XXe, la physique classique a connu d'énormes succès, parvenant à expliquer les phénomènes du monde visible, comme le mouvement des planètes ou celui des pommes qui tombent des arbres. Elle nous a si bien servis que nous avons pu calculer les orbites de nos satellites et même envoyer un homme sur la Lune.

La définition de la physique quantique est incluse dans son nom. Quantum signifie "une quantité déterminée d'énergie électromagnétique"; il s'agit donc du matériau dont est constitué notre monde quand nous le réduisons à son essence. Les physiciens quantiques ont découvert très tôt que ce qui nous paraît un monde solide ne l'est pas du tout en réalité. L’analogie suivante nous aide à comprendre pourquoi.

Quand nous sommes au cinéma, nous savons que l'histoire qui se déroule sur l'écran est une illusion. L’idylle ou la tragédie qui nous émeut est en réalité le résultat de plusieurs images fixes projetées en une succession très rapide pour créer l'impression d'une histoire continue. Tandis que nos yeux voient ces images cadre par cadre, notre cerveau les unit en un mouvement que nous percevons comme ininterrompu.

Les physiciens quantiques croient que notre monde fonctionne à peu près de la même façon… De la même façon que plusieurs images qui s'enchaînent rendent un film si réel, la vie se produit en de minuscules jaillissements de lumière appelés " quanta ". Les quanta de la vie se produisent si rapidement que, à moins que notre cerveau ne soit entraîné à fonctionner différemment (comme dans certaines formes de méditation), il partage simplement les pulsations de manière à créer l'action ininterrompue que nous voyons chez le footballeur ou la patineuse.

La physique quantique est donc l'étude des choses qui se passent à la très petite échelle des forces qui sous-tendent notre monde physique. La différence de fonctionnement entre le monde quantique et le monde de tous les jours a créé deux écoles de pensée parmi les physiciens contemporains : l'école classique et l'école quantique. Chacune a ses propres théories.

Le grand défi, c'est d'unir ces deux pensées très différentes en une seule vision de l'univers, une théorie unifiée. Pour ce faire, il faut que quelque chose remplisse l'espace que nous concevons comme vide. Mais qu'est-ce qui pourrait bien l'occuper, cet espace ? …

Qu'y a-t-il dans l'espace vide ?

Les scientifiques croient que plus de 90 % du cosmos "manque" et nous paraît un espace vide. Cela signifie que, de tout l'univers tel que nous le connaissons, 10 % seulement est occupé. Croyez-vous vraiment qu'il n'existe que ce 10 % de la création que nous occupons? Et qu'y a-t-il dans l'espace que nous pensons "vide"?

S'il est vraiment vide, il faut alors répondre à la question suivante: comment voyagent d'un endroit à un autre les ondes d'énergie qui transmettent tout, de vos appels par téléphone cellulaire à la lumière qui vous permet de lire ces lignes? Tout comme l'eau transporte les ondulations créées par la pierre qu'on y jette, il doit exister quelque chose qui transporte d'un point à un autre les vibrations de la vie. Si c'est bien le cas, cependant, nous devons rejeter l'un des principaux dogmes de la science moderne: la croyance que l'espace est vide.

Lorsque nous aurons résolu le mystère de la nature de l'espace, nous aurons fait un grand pas vers la compréhension de notre propre nature et de notre relation au monde. Comme nous le verrons plus loin, cette question est vieille comme l'humanité. De plus, nous découvrirons que nous avons toujours détenu la réponse.

Cette impression d'être connectés les uns aux autres ainsi qu'à notre monde et à l'univers est une constante, depuis l'histoire aborigène gravée dans les falaises d'Australie (que l'on croit maintenant âgées de plus de 20 000 ans) aux fresques des temples de l'Égypte ancienne et à l'art rupestre du Sud-Ouest américain. Même si cette croyance semble aujourd'hui plus forte que jamais, la nature précise de ce qui nous unit demeure controversée. Pour que nous soyons connectés, il doit absolument exister quelque chose qui effectue cette connexion. Les poètes, les philosophes, les scientifiques et tous ceux qui cherchent des réponses au-delà des idées convenues ont le sentiment qu'il y a réellement quelque chose dans ce vide que nous appelons " l'espace ".

Des choses qui ont déjà été unies demeurent toujours connectées entre elles, quelles soient physiquement unies ou non.

Aussi énorme que puisse nous paraître à ce jour notre univers, et sans compter les milliards d'années-lumière que met la lumière de l'étoile la plus lointaine pour parvenir jusqu'à nous, il fut un temps où toute la matière de l'univers était comprimée dans un très petit espace. Dans cet état de compression inimaginable, tout était physiquement uni. Alors que l'énergie du big-bang provoqua l'expansion de notre univers, les particules de matière devinrent séparées par un espace de plus en plus grand.

Les expériences semblent indiquer que, quel que soit l'espace séparant deux objets, ceux-ci restent toujours connectés s'ils ont déjà été unis. Nous avons toutes les raisons de croire que l'état d'întrication qui lie les particules que l'on sépare aujourd'hui s'applique également au matériau dont est fait notre univers et qui était uni avant le big-bang. Techniquement, tout ce qui était fusionné en ce cosmos de la taille d'un pois, il y a de 13 à 20 milliards d'années, est toujours interconnecté! Et l'énergie qui effectue cette connexion est ce que Planck appelait la "matrice" de toutes choses.

Aujourd'hui, la science moderne a affiné notre compréhension de la matrice de Planck, la décrivant comme une forme d'énergie qui a toujours été présente partout depuis le big-bang du début des temps. L’existence de ce champ implique trois principes ayant une influence directe sur notre vie, nos actions, nos croyances et même sur ce que nous ressentons au quotidien. Il est vrai que ces idées sont en parfaite contradiction avec plusieurs croyances scientifiques et spirituelles établies. En même temps, toutefois, ce sont justement ces principes qui nous procurent une vision émancipatrice du monde et de la vie.

   1. Le premier principe indique que toutes choses sont interconnectées parce que tout existe à l'intérieur de la Divine Matrice. Si c'est le cas, ce que nous faisons dans une partie de notre vie doit avoir une influence sur les autres parties.

   2. Le deuxième principe affirme que la Divine Matrice est holographique, ce qui signifie que toute portion du champ contient tout ce qui existe dans le champ. La conscience elle-même serait holographique, ce qui signifie que la prière que nous faisons dans notre salon, par exemple, existe déjà chez les êtres chers pour qui nous prions. Autrement dit, nul besoin d'envoyer nos prières nulle part puisqu'elles sont déjà partout.

   3. Le troisième principe part du fait que le passé, le présent et le futur sont intimement liés. La Matrice semble être le contenant du temps, procurant la continuité entre nos choix présents et nos expériences futures.

Quel que soit le nom que nous lui donnions et quelle que soit la définition qu'en fournissent la science et la religion, il est évident qu'il y a là quelque chose - une force, un champ ou une présence - constituant ce "grand filet" qui nous lie les uns aux autres ainsi qu'à notre monde et à un pouvoir supérieur.

Si nous saisissons vraiment ce que signifient ces trois principes quant à notre relation aux autres, à l'univers et à nous-mêmes, les événements de notre vie prendront un tout nouveau sens. Nous deviendrons des participants, non des victimes, de forces que nous ne pouvons ni voir ni comprendre. Ce sera le véritable début de notre émancipation…


Une technologie intérieure pour changer notre monde

En définitive, que nous apprennent donc [ les trois expériences de Poponin, des Forces armées américaines et de HearthMath ] sur notre relation au monde ? Elles ont comme dénominateur commun l'ADN humain…

Dans la première expérience, Poponin nous a démontré que l'ADN humain exerce une influence directe sur la vibration de la lumière. La deuxième expérience, celle des militaires, nous a appris que nous sommes toujours connectés aux molécules de notre ADN et que l'effet est le même, que celles-ci se trouvent dans la même pièce que nous ou à des centaines de kilomètres. Dans la troisième expérience, les chercheurs de HeartMath ont fait la preuve que l'émotion humaine exerce une influence directe sur l'ADN, lequel, en retour, influence directement le matériau dont est constitué notre monde. Voici le début d'une technologie - une technologie intérieure - qui fait davantage que nous apprendre que nous pouvons exercer une influence directe sur notre corps et sur notre monde. Elle nous montre que cette influence existe et aussi comment elle fonctionne !

Toutes ces expériences conduisent à deux conclusions semblables qui sont au cœur de ce livre :

   1. Il y a quelque chose "dans l'espace" : la matrice d'une énergie qui connecte chaque chose à tout le reste de l'univers. Ce champ connecteur est responsable des résultats inattendus de ces expériences.

   2. L’ADN de notre corps nous donne accès à l'énergie qui interconnecte notre univers, et l'émotion nous permet de puiser à même ce champ.

De plus, ces expériences nous montrent que notre connexion au champ est l'essence de notre existence. Si nous saisissons le fonctionnement de ce champ et comprenons comment nous y sommes connectés, nous aurons tout ce qu'il faut pour appliquer dans notre vie ce que nous savons de lui.

Je vous invite à réfléchir à la signification possible de ces résultats et de ces conclusions dans votre vie. Quel problème ne peut être résolu, quelle maladie ne peut être guérie et quelle conditionne peut être améliorée si nous sommes en mesure de puiser à même cette force et de modifier le modèle quantique qui en est à l'origine? Ce modèle est le champ d'énergie auparavant inconnu que Max Planck a défini comme "l'Esprit intelligent et conscient ".


La Divine Matrice

Les expériences démontrent que la Matrice est faite d'une énergie différente de toutes celles que nous connaissions déjà et c'est pourquoi les scientifiques ont mis tant de temps à la découvrir. Appelée "énergie subtile", elle ne fonctionne tout simplement pas comme un champ électrique conventionnel. Elle paraît plutôt être une toile tissée serrée qui constitue le tissu de la création que je nomme Divine Matrice.

Nous pourrions décrire cette Matrice de plusieurs façons, mais le plus simple est peut-être de la concevoir sous les trois aspects suivants: 1) le contenant de l'univers; 2) le pont entre notre monde intérieur et notre monde extérieur; 3) le miroir reflétant nos pensées, nos sentiments, nos émotions et nos croyances.

Il existe trois autres attributs distinguant la Divine Matrice de toute autre forme d'énergie. Premièrement, on peut dire qu'elle est toujours omniprésente et qu'elle existe déjà. Contrairement à une émission de radio ou de télévision, que l'on doit créer quelque part avant de l'envoyer ailleurs pour qu'elle y soit reçue, ce champ semble être déjà partout.

Deuxièmement, ce champ semble être apparu en même temps que la création, avec le big-bang, ou quel que soit le nom donné à ce " commencement ". À l'évidence, personne ne peut nous dire ce qu'il y avait avant, mais les physiciens croient que la libération massive d'énergie qui a projeté notre univers dans l'existence fut l'acte même de création de l'espace.

… Nous pouvons concevoir la Divine Matrice comme un écho de ce moment où commença le temps, ainsi qu'un lien fait de temps et d'espace qui nous connecte à la création de tout. C'est la nature de cette connexion omniprésente qui permet la non-localisation des choses existant à l'intérieur de la Matrice.

Troisièmement, et c'est peut-être la caractéristique la plus significative pour notre vie, ce champ paraît doté d'" intelligence ". En d'autres mots, il réagit à l'émotion humaine. Dans le langage d'une autre époque, les anciennes traditions ont fait de leur mieux pour nous transmettre ce grand secret. Nos prédécesseurs nous ont laissé, inscrites sur les murs des temples, écrites sur parchemin et enracinées dans la vie même des gens, les instructions en vue de communiquer avec l'énergie qui interconnecte tout. Ils ont tenté de nous montrer comment guérir notre corps et insuffler la vie à nos plus profonds désirs ainsi qu'à nos plus grands rêves. C'est seulement maintenant, presque 5 000 ans après que fut consignée la première de ces instructions, que le langage scientifique redécouvre cette relation entre nous et notre monde.

L’énergie découverte lors de ces expériences (et théorisée par d'autres) est si nouvelle que les scientifiques n'ont pas encore convenu d'un terme pour la désigner. Ainsi, on emploie plusieurs mots pour identifier ce champ qui interconnecte toutes choses. Par exemple, Edgar Mitchell, ex-astronaute d'Apollo, l'appelle " Esprit de la nature ". Le physicien et coauteur de la théorie des supercordes, Michio Kaku, l'a qualifié d'" hologramme quantique ". Ce sont là des étiquettes modernes servant à désigner la force cosmique que l'on croit responsable de l'existence de l'univers, mais nous trouvons des thèmes et même des mots similaires dans des textes écrits des milliers d'années avant l'apparition de la physique quantlque.

Au IVe siècle, par exemple, les évangiles gnostiques utilisaient aussi le mot esprit pour désigner cette force en décrivant comment " du pouvoir du silence naquit "un grand pouvoir, l'Esprit de l'Univers, qui gère toutes choses". Malgré leur différence, tous ces termes semblent désigner la même chose : l'essence divine constituant le tissu de notre réalité.

C'est à cet esprit que Max Planck fit allusion en 1944, au cours d'une conférence qu'il prononça à Florence, en Italie. Il fit alors une affirmation qui ne fut sans doute pas très bien comprise par les scientifiques de l'époque. Ces paroles prophétiques sont aussi innovatrices en ce XXIe siècle qu'elles l'étaient quand il les prononça.

"Ayant consacré toute ma vie à la science la plus rationnelle qui soit, l'étude de la matière, je peux vous dire au moins ceci à la suite de mes recherches sur l'atome: la matière comme telle n'existe pas ! Toute matière n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire qu'est l'atome. Nous pouvons supposer sous cette force l'existence d'un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière."

Au-delà de tout doute raisonnable, les expériences rapportées dans ce chapitre nous démontrent l'existence de la matrice de Planck. Le champ qui interconnecte la création entière est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même ; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et notre univers extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible dans notre esprit et ce qui devient réel dans le monde. La matrice d'énergie qui explique pourquoi les trois expériences décrites plus haut fonctionnent démontre également comment les sentiments positifs et les prières à l'intérieur de nous peuvent être si efficaces dans le monde extérieur, autour de nous.

Notre connexion à la Matrice ne s'arrête toutefois pas là. Elle se poursuit dans les choses que nous ne pouvons voir. La Divine Matrice est partout et elle est tout. De l'oiseau qui vole dans l'air au-dessus de nous aux particules cosmiques qui traversent notre corps et nos maisons comme si nous étions de l'espace vide, toute matière existe à l'intérieur du même contenant de réalité: la Divine Matrice. C'est ce qui remplit l'espace entre vous et les mots sur cette page. C'est ce dont l'espace lui-même est fait. Cette subtile énergie existe partout où l'espace existe.

Qu'est-ce que tout cela signifie?

Comme au cœur d'un grand secret que tout le monde soupçonne, mais dont personne ne parle jamais, nous sommes tous connectés par la Divine Matrice de la façon la plus intime qu'il est possible d'imaginer. Mais que signifie réellement cette connexion? Qu'est-ce que cela sous-entend d'être chacun profondément entremêlé à notre monde et à la vie des autres au point de partager le pur espace quantique où vit l'imagination et où est née la réalité? Si nous sommes vraiment davantage que de simples observateurs superficiels voyant leur vie et le monde " se produire ", dans quelle mesure le sommes-nous ?

Les expériences décrites plus haut démontrent qu'il y a en chacun de nous un pouvoir différent de tout ce que peut créer une machine dans un laboratoire. C'est une force qui n'est pas soumise aux lois de la physique, du moins pas à celles que nous comprenons aujourd'hui. Et nous n'avons pas besoin d'une expérience de laboratoire pour savoir que cette connexion existe.

Combien de fois vous est-il arrivé, en décrochant le combiné du téléphone, de vous apercevoir que la personne que vous vouliez rejoindre était déjà au bout du fil? Ou encore de découvrir, après avoir composé le numéro, que la ligne était occupée parce que votre ami était en train de vous téléphoner?

En combien d'occasions avez-vous eu l'étrange impression, vous trouvant avec des amis dans une rue bondée ou dans un aéroport, d'avoir déjà vécu ce moment avec ces mêmes amis, en ce même endroit, et en faisant exactement la même chose ?

Certes, ces exemples simples sont amusants à évoquer, mais ils sont davantage que des coïncidences. Bien que nous ne puissions prouver scientifiquement pourquoi ces choses se produisent, nous savons tous qu'elles ont lieu. En de tels moments de connexion et de déjà-vu, nous voilà spontanément à transcender les limites imposées par les lois physiques. En ces rares occasions, nous nous rappelons que l'univers, ainsi que nous-mêmes, est sans doute davantage que ce que nous reconnaissons consciemment.

C'est ce même pouvoir qui nous assure que nous sommes davantage que de simples observateurs en ce monde. Pour le vivre, il s'agit de créer intentionnellement ces expériences, c'est-à-dire de connaître ces moments de transcendance quand nous le désirons, non lorsqu'ils paraissent nous " arriver ". Il semble y avoir une excellente raison pour laquelle, à l'exception de quelques individus qui possèdent ce don, nous ne jouissons pas de la bilocation, de la faculté de voyager dans le temps ou de communiquer plus rapidement que ne le permettent les lois de la physique. Tout cela est fonction de nos croyances quant à nous-mêmes et à notre rôle dans l'univers. C'est ce dont il sera question dans la deuxième partie de ce livre .

Nous sommes des créateurs et même davantage: des créateurs connectés. Par l'intermédiaire de la Divine Matrice, nous participons au changement constant qui donne un sens à la vie. La question n'est plus de savoir si nous sommes ou non des observateurs passifs, mais plutôt de découvrir comment créer intentionnellement.

Gregg Braden

[Extraits de son livre "LA DIVINE MATRICE"
(Ed Ariane)]




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