dimanche 11 mai 2014

"COMMENT PRENDRE CONSCIENCE DE SON EGO ET DE SON ETRE"


Pour prendre conscience de son égo, il faut avant tout savoir de quoi l’on parle. Notre égo est une identité. Il est ce pour quoi nous nous prenons, il est notre personnage. L’égo est omniprésent, il est là tout le temps et prend plus ou moins de place au sein de  notre « conscience ».

Il est difficile de faire sans lui car nous croyons (à tort) qu’il est « nous » et nous ne savons pas faire la différence entre nous, et lui !

L’égo est de l’ordre du mental, il est : les histoires que nous nous racontons sur nous-même et les autres ou encore la vie, et auxquelles nous croyons.

Plus nous avons d’histoires en nous qui tournent en boucle et plus notre égo prend de la place. L’égo porte également le nom de « personnage ». Un personnage auquel nous nous identifions, nous sommes lui.

Par exemple, l’égo est la partie de nous qui sait ou croit savoir. C’est elle qui juge et se juge, c’est elle aussi qui critique et se critique, ou encore qui estime le « possible » de l’impossible, où prévaut des bonnes ou des mauvaises manières de faire…. C’est elle qui culpabilise et fait culpabiliser, c’est elle qui est fermée, qui a peur, qui se défend, qui doute….

Bref, c’est la partie de nous qui a toujours une histoire à nous raconter, qui a une opinion sur tout !
La reconnaissez-vous ?
Qui sommes-nous en réalité ? « L’être »


La présence

L’être est le vrai nous. Celui qui inclus toutes les autres parties de nous même. Contrairement à l ‘égo, l’être est accessible dans le présent, il est donc là tout le temps. Seul notre égo et notre non présence nous empêchent de le voir ou de nous y connecter.

L’être n’a pas de mécanisme de défense, il « est », point. Face à une situation, il n’est pas en réaction, il fait l’expérience de la dite situation, ne la juge pas, et agit ou pas dans le respect de lui-même. Il cherche à observer, comprendre et intégrer les expériences pour grandir davantage.

L’être est difficilement descriptible car il ne se trouve pas dans « le faire » mais dans « l’être ».

Seul vous savez si vous êtes présent à ce que vous faîtes, à ce que vous êtes véritablement. Avec la description d’un égo, vous pouvez déjà avoir une bonne idée de là ou vous vous trouvez la plupart du temps. Reste à chacun d’entre nous de faire de notre mieux en âme et conscience pour être heureux(se).
Nous sommes constitués de « 4 plans de conscience » :


Le mental :

C’est notre logique, notre raisonnement, notre compréhension. Ce plan est indispensable pour vivre sur la planète terre. C’est grâce à lui qu’il y a une continuité dans notre raisonnement. C’est aussi lui qui nous permet de nous faire comprendre.


Le corps :

Il est notre véhicule terrestre, c’est grâce et au travers de lui que nous faisons les expériences. Nos 5 sens : Le toucher, la vue, le goût, l’odorat et l’ouïe. Il est de ce point de vue un fidèle serviteur, toujours là pour nous si nous en prenons soin. Il nous protège et nous prévient également en nous avertissant par des sensations et douleurs corporelles. On dit que le corps parle, c’est une vérité à écouter sérieusement. Les malaises et les maladies ne sont pas des coïncidences ou des hasards, très loin de là.


L’émotionnel :

C’est un des plus important. C’est notre guide, notre ressenti. C’est ce qui fait que nous faisons les choses ou non. « Je le sens ou je ne le sens pas ». Peut-être avez-vous remarqués que lorsque vous ne sentez pas les choses et que vous les faites malgré tout, le résultat va sans dire ! Je ne parle pas d’un a priori, mais d’un vrai ressenti

Le bonheur est une émotion, vous pouvez donc en déduire l’importance cruciale de savoir reconnaître ses émotions pour apprendre à les installer chaque jour. C’est fondamental pour notre épanouissement.


Le spirituel :

C’est le sens que l’on donne aux choses et à la vie. Soit vous êtes là pour vous lever, aller travailler, manger et retourner vous coucher, soit vous réaliser qu’il y a autre chose…. Un sens plus profond de votre existence. Vos actions de tous les jours sont donc mises à profit de cette vocation aussi bien personnelle que professionnelle. La vie prend tous son sens, elle vous « remplie » vous rend heureux(se) et vous épanouie.

L’égo est donc une infime partie de nous-même. Importante certes, mais profondément insuffisante pour atteindre l’épanouissement. Les personnes heureuses en ont conscience et travaillent sur ses 4 plans de conscience de la nature humaine.

C’est un chemin épanouissant de jour en jour, le sens sûrement de notre vie

Donc plus nous sommes dans le personnage « mental » uniquement, notre égo, et moins nous sommes véritablement libres et heureux car nous « réagissons » (et non agissons), en fonction de paramètres limités et incomplets, plus que par réelle présence à la totalité de nous-même.
C’est un mode automatique qui se substitue au véritable « nous ».

Autrement dit, là où nous devrions « être » et agir de manière détachée et en conscience, nous sommes, par l’égo, en mode automatique « réactif » et principalement inconscient.

C’est à dire que nous ne cherchons pas à savoir pourquoi nous agissons de telle ou telle façon, nous considérons cela comme normal, faisant partie de nous-même et qui plus est, que nous justifions. « je suis comme ça », « moi je sais ce qu’il me faut »…. En fait, nous sommes alors identifiés à notre personnage, nous nous prenons pour lui et faisons preuve d’une grande fermeture à tout ce qui n’est pas nous !!! (de notre point de vue)

Dans cet état, nous ne sommes pas franchement libre puisque dépendant de cette façon unique et automatique de faire.


La naissance de notre « égo »

Avoir un égo est normal, il serait pleinement constitué dès l’âge de 7 ans. Cela est donc logique, INCONTOURNABLE et là n’est pas le souci. Le souci vient de notre identification à lui et non de sa présence. La véritable problématique est de se prendre pour lui et de ne pas pouvoir s’en défaire. Le souci c’est de penser « être » une personne et de la défendre.

Notre égo se constitue donc progressivement dès notre plus jeune âge puis tout au long de notre vie par :

    Notre éducation parentale et scolaire
    Nos propres expériences qui font nos réussites et nos « non réussites »
    Notre environnement sociale, professionnel que l’on appelle aussi « inconscient collectif » (Qui exige de nous des codes, des us et coutumes – En sommes, une bonne manière de faire)
    Nos blessures acquises (ancestrales) ou créées (expériences douloureuses vécues et dont le deuil n’est pas fait)
    Notre sensibilité personnelle
    Nos peurs rationnelles ou irrationnelles
    ….etc

Tous ces éléments influencent notre manière de penser de faire et d’agir. Nous croyons à des choses, vraies ou pas, puis, couches après couches, elles forment une identité : Notre égo !

Il se manifeste de manière spontanée et involontaire. C’est un mode automatique, presque indépendant et autonome.
Pourquoi : L’identification à son « égo »

Ainsi donc, l’égo/le mental naît, puis se construit.  Il se consolide par des couches successives d’expériences « jugées » et non remises en causes.

Certaines de ces expériences sont de notre fait, tandis que d’autres nous sont transmises ou inculquées généreusement et gracieusement..

Par exemple, dans le premier cas :

Certaines de nos expériences ont générés des conséquences que nous avons jugées en fonction de leur gravité (bonnes ou mauvaises) puis étiquetées. C’est à dire que nous pensons à présent que certaines choses sont bonnes pour nous et que d’autre non. Dans l’absolu cela pourrait être vrai, sauf que cette affirmation ne l’est que depuis un seul et unique point de vue : Le nôtre ! Cette même expérience, vécue par une autre personne, aurait pu avoir une toute autre interprétation. De plus cette expérience vécue à un instant « T » aurait pu être perçue différemment à un autre instant « T »

Les expériences sont ce que nous voulons en faire. C’est de notre pouvoir de faire d’une situation un désastre ou une opportunité !!…. Verre à moitié vide, verre à moitié plein / Pessimiste ou optimiste…

Ceci est la preuve irréfutable qu’une partie de nous juge, étiquette et surtout GENERALISE ! La généralisation donne naissance à des a priori, une idée que l’on se fait des choses similaires, à ce que l’on a vécu……

Sans expérience personnelle, il ne nous reste que l’idée-reçue ! C’est mettre les choses et les gens dans des boîtes… C’est limitant et enfermant !

Dans le second cas….

L’expérience jugée N’à PAS été vécue, c’est un a priori, une idée reçue, C’est-à-dire que notre « personnage » anticipe et invente le scénario le plus probable de son point de vue. Pour ce faire, il se base sur la pensée majoritaire, l’idée la plus répandue, ce que font la plupart des personnes ou ce qui serait bien de faire…etc

La situation n’aura donc pas été testée, et pourtant, celle-ci est étiquetée, jugée et rangée ! On agit sans savoir, on parle sans connaître. C’est du mental, du non fondé… Bref, de la bricole !!!

Aussi, plus ces idées-reçues, a priori et préjugés sont nombreux, et ils le sont !, et plus nous sommes dans une pensée unique dont nous sommes sûrs et que nous ne voulons surtout pas remettre en cause !

Plus la certitude est grande et plus son inverse est impossible !!!

C’est ainsi que naît l’égo, par cette multitude d’opinions, fondées ou non, auxquelles nous croyons. Croyances après croyances, ces couches forment un personnage excluant ou rejetant tout ce qu’il ne pense pas être ou tout ce qui ne correspond pas à l’idée qu’il se fait de lui … C’est notre égo !
Se prendre pour son égo est avant tout inconscient mais reconnaissable par la souffrance et les schémas de répétition qu’il génère à celui qui le vit. Il est également à l ‘origine des conflits interpersonnels et empêche la paix intérieure.

La véritable liberté puis le bonheur passe par cette désidentification de nous-même. Il nous faut, pour être épanoui et heureux arrêter de se prendre pour quelqu’un ou quelque chose et ainsi laisser place à ce que nous somme VRAIMENT : « L’être »

La désidentification passe par trois étapes : L’auto-observation, la pleine acceptation, et la présence.

Si votre vie vous convient parfaitement et si vous vous sentez heureux(se), rien ne sert de chercher des poux là où il n’y en a pas. Continuez comme vous faites et laissez-moi votre témoignage de personne heureuse ou plus heureuse qu’avant… Merci d’avance
Ce passage de désidentification est compliqué. Nos repères ne sont plus, c’est de l’inconnu. Nous sortons de notre zone de confort et de nos habitudes. C’est de la remise en question, une nouvelle ouverture…. Notre Égo en à horreur ;-).

Donc désagréable et perturbant. Même si au fond de nous, nous en connaissons les bienfaits, beaucoup (surtout les personnes isolées) s’arrêtent avant le changement… COURAGE !!! Ce n’est qu’un passage et le bonheur se trouve juste derrière !


Le fonctionnement de « l’égo »

Le mental et l’égo sont facilement reconnaissables. Il sont dans le jugement de ce qui est. C’est à dire que le présent les insatisfaits et ils recherchent ailleurs ce qui pourrait les contenter.

Une autre piste, notre mental a toujours quelque chose à redire sur le passé ou le futur. La plupart du temps, le passé est utilisé pour se plaindre ou pour justifier du présent actuel (avec tout ce qui m’est arrivé, je n’ai jamais eu de chances, c’est de la faute de….). Le futur lui, prend souvent la forme de projections. Soit d’un avenir incertain et angoissant si vous êtes du genre pessimiste (c’est la crise, c’est pas facile, faut pas rêver…..), soit d’un avenir meilleur dans lequel vous serez heureux(se) plus tard….

Si vous êtes dans une de ces deux configurations, vous n’êtes donc pas dans le présent, vous êtes alors dans votre mental, et vous n’êtes pas épanoui. Revenez dans l’ici, maintenant ! Vous pourrez trouver des solutions à cette « problématique de présence » dans l’article Pourquoi méditeriez-vous ?


Le passé :

C’est fini ! Et ne sera plus jamais ! Avez-vous un avantage à « ruminer » inlassablement ? A quoi cela vous sert-il de rabâcher cette souffrance d’en temps ? Êtes vous véritablement plus heureux(se) avec ? Dans quelle proportion vous ne voulez pas le lâcher ?

Pour notre égo, le passé est notre identité. Il nous permet de nous justifier sur ce que nous sommes devenus ou ce que nous vivons. Il est donc facilement compréhensible que dans certains cas, nous ne voulions pas la lâcher. Comment pourrions nous justifier notre vie sans cela !!

Sans ce travail de deuil du passé, celui-ci se répète sous la forme d’émotions similaires. Souvent, les personnes cessent de vivre dans le passé lorsqu’elles en ont vraiment marre de souffrir d’une choses qui n’est plus et qu’elle font le CHOIX d’être heureuse. Sans ce choix, la déprime lancinante est omniprésente.

Pour dépasser ce cap, j’utilise personnellement l’accompagnement et la méditation pour accueillir et ressentir. Cet acte me permet d’accepter ce qui est, faire la paix et pouvoir vivre au présent. Même si, bien sûr, je n’y arrive pas aussi bien que je le voudrais


Le futur :

On ne sait pas !  Le futur est une projection, une supposition créée par notre mental. Personne ne sait ce qui va lui arriver demain ou dans la seconde. On en a une idée bien sûr, on se doute de ce qui va se passer, mais fondamentalement, on n’en sait rien ! Et ça, pour le mental, notre égo, c’est insupportable !  Il veut savoir, contrôler et maitriser, c’est son job… ! Le bonheur ne se trouve pas dans le futur, il se trouve dans le présent.

Le bonheur est la capacité à vivre le moment présent. Si vous êtes dans le futur, le bonheur est inaccessible !

Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir de projets. Bien au contraire. Sans projets, sans rêves, sans but à atteindre, la vie n’a pas de sens. Mais ces projets se construisent depuis notre présent. Ce sont nos actions présentes de tous les jours qui façonnent notre futur. Donc oui ! Avoir des projets pour le futur, et mettre dans le présent, les actions concrètes correspondant à ce futur. Vous êtes donc ici et non ailleurs. Le futur n’est ni enviable ni inquiétant, le futur se créé de jour en jour, de seconde en seconde, d’instant en instant depuis maintenant. Le présent c’est aussi lâcher sur ce que nous ne maîtrisons pas !

Notre égo se manifeste également dans nos relations interpersonnelles. Puisque nous nous prenons pour quelqu’un, nous avons une identité et une image à défendre !

C’est le règne du pouvoir et du rang social. On arrive même à tomber dans des clichés de réussite de la vie basée sur des conditions de vie, de la domination. La vie prend des allures de lutte contre l’humanité. Il faut être bon et le rester au risque de rater sa vie !!! Nous somme à ce stade bien loin du bonheur et de l’épanouissement recherché. Notre égo lui, est à 200%

Notre mental est là en permanence et c’est normal. Qu’il ait le contrôle sur nous tout le temps est beaucoup plus gênant.

Il est important de l’observer et de le connaître car c’est également la seule solution pour en sortir. Cela est difficile car c’est notre façon d’être et de faire depuis tout temps ! L’égo ne fait hélas pas parti du programme scolaire (pour le moment). Il nous appartient à chacun de l’apprendre. Le bonheur c’est être libre de ses schémas inconscients, libres de ses réactions émotionnelles… Notre éveil et notre épanouissement en dépendent.
Aussi, pour savoir véritablement qui nous sommes, il faut aller au-delà de notre personnalité, de notre égo ou de notre mental. Il nous faut aller dans notre être, dans notre âme. L’idée n’est pas de choisir entre l’être ou l’égo mais de reconnaître et « mesurer » la proportion de chacun d’entre eux, en nous.
Conclusion :

    L’égo est une identité, il représente « le faire », le passé et le futur. Il est également à la source des conflits interpersonnels, des peurs et de la résistance à la vie. (la non résilience).
    L’être est dans le présent et est là tout le temps. C’est notre « VRAI nous » qui inclus les 4 plans de notre conscience : Le corps, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Nous sommes ces 4 éléments et non un simple mental ou égo !


Maxime Gréau


http://heureux-dans-sa-vie.com/comment-prendre-conscience-de-son-ego-et-de-son-etre/


Enregistrer un commentaire