mardi 4 février 2014

"L'ESPRIT PEUT-IL GUERIR LE CORPS?"


Dans son livre « Le corps quantique », le Dr Deepak Chopra évoque le cas de Chitra, guérie subitement d’un cancer avancé alors que son traitement ne semblait pas produire d’effet. Le corps, s’il est activement aidé de l’esprit, peut-il s’auto-guérir?

Lorsque j’ai dit que personne ne pouvait honnêtement prétendre connaître de traitement du cancer du sein, je ne disais qu’à moitié la vérité. Si un malade pouvait activer le processus de guérison de l’intérieur, cela constituerait alors le traitement du cancer. Des exemples de guérison semblables à celle de Chitra se produisent lorsqu’un changement radical survient à l’intérieur, balayant la peur et le doute en même temps que la maladie. Toutefois, le lieu exact de ce changement reste très mystérieux. La sagesse médicale est mise au défi de répondre même à la plus élémentaire question : ce changement chez Chitra s’est-il produit dans son corps, dans son esprit ou dans les deux à la fois ? Pour répondre à cette question, la médecine occidentale s’est mise récemment à considérer avec du recul les médicaments et la chirurgie, qui sont les fondements de toute pratique médicale, pour se pencher sur le domaine vague et souvent déroutant que l’on dénomme un peu rapidement la « médecine corps-esprit ». Cette prise de conscience était quasiment obligatoire car la confiance habituelle que l’on accordait au seul corps physique commençait à s’effriter.

La médecine corps-esprit provoque un malaise certain chez bon nombre de médecins qui pensent qu’elle est plus un concept qu’un domaine réel. Si le choix entre une idée nouvelle et un composé chimique connu lui est donné, le médecin accordera sa confiance à ce dernier – pénicilline, digitaline, aspirine ou valium ne nécessitent aucune réflexion de la part du patient (ou du médecin) pour être efficaces. Le problème surgit lorsqu’un tel produit se révèle inefficace. Des enquêtes effectuées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis montrent que quelque 80% des patients pensent que le problème sous-jacent, le motif qui les amenait à consulter un médecin, n’est pas résolu à l’issue de cette visite. Des études classiques qui remontent à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont montré que des malades ont quitté le Yale Medical School Hospital plus malades qu’ils n’étaient à leur arrivée (parallèlement, des études similaires ont montré que des patients souffrant de troubles psychiques se sont mieux portés durant la période d’attente de leur consultation qu’après avoir effectivement vu le psychiatre – cela prouve qu’il ne suffit pas d’échanger un médecin du corps contre un médecin de l’âme).

Une guérison miraculeuse, donc, met simplement en lumière la nécessité de reconsidérer certains des principes de base de la médecine. La logique normale en matière de guérison peut être impressionnante ou du moins satisfaisante, comme lorsqu’on prescrit de la pénicilline pour guérir une infection, mais la logique de la nature peut être stupéfiante. De nombreux médecins sont restés perplexes devant des cas de guérison tels que celui de Chitra, sans avoir le moindre début d’une explication ; ils emploient alors l’expression consacrée rémission spontanée, appellation bien pratique qui ne signifie pas autre chose que ceci : le patient s’est guéri lui-même. Ces guérisons spontanées sont tout à fait rares – une étude datant de 1985 a estimé qu’il y en avait une sur vingt mille cas de cancers diagnostiqués ; certains spécialistes pensent qu’elles sont plus rares encore (inférieures à dix pour un million) mais nul n’en est certain.

Récemment, je passais une soirée en compagnie d’un spécialiste du cancer renommé du Middle West, qui traite des milliers de personnes chaque année. Je lui demandai s’il connaissait des cas de rémission spontanée. Il haussa les épaules et me répondit : « Je n’aime pas beaucoup ce terme, cependant j’ai vu des tumeurs régresser complètement. C’est très rare mais cela arrive. »

Ces régressions pouvaient-elles parfois se produire d’elles-mêmes ? Il admit que cela pouvait être le cas. Il réfléchit un moment et ajouta que certaines formes de mélanomes – cancer de la peau redoutable, qui tue très rapidement – sont connues aussi pour disparaître d’eux-mêmes. Il ne pouvait dire pourquoi. « Je ne peux perdre mon temps à penser à ces phénomènes exceptionnels, dit-il. Le traitement du cancer, c’est une affaire de statistiques – on considère les nombres. Une immense majorité de malades répond à certains aspects d’un traitement et on n’a tout simplement pas le temps de faire des recherches sur la minorité infinitésimale qui guérit pour une raison inconnue. De plus, l’expérience nous a montré que la plupart de ces régressions ne sont que temporaires. »

Pensait-il que les régressions totales étaient inférieures à une sur un million ? Non, répondit-il, elles ne sont pas aussi rares. Par conséquent, en qualité de scientifique, ne désirait-il pas découvrir le mécanisme qui se cachait derrière, même si les chances étaient d’une sur un million ou sur dix millions ? A nouveau il haussa les épaules. « Il doit bien sûr y avoir un mécanisme derrière cela, concéda-t-il, mais ce n’est pas mon domaine de recherche. Laissez-moi vous donner un exemple : il y a huit ans, un homme est venu me voir en se plaignant d’une toux qui lui déchirait la poitrine. On lui fit passer une radio qui révéla une grosse tumeur entre ses poumons. Admis à l’hôpital, on pratiqua une biopsie et le pathologiste diagnostiqua un cancer à petites cellules (carcinome). C’est un cancer dont l’évolution est rapidement fatale.

« J’annonçai à mon patient la nécessité d’une opération immédiate, afin de soulager la tension créée par la tumeur, qui serait suivie d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie. Il refusa, très troublé par la perspective d’un traitement. Après cette visite, je perdis complètement sa trace. Huit ans plus tard, un homme vient me voir avec un énorme ganglion lymphatique au cou. Je fis une biopsie qui révéla un cancer à petites cellules. Je me rendis compte alors que c’était le même homme.

« On fit une radio au thorax qui ne montra aucune trace de cancer du poumon. Normalement, 99,99% des malades non traités seraient morts en six mois ; quant à 90% des malades, ils n’auraient pas survécu au-delà de cinq ans, même avec un traitement intensif. Je lui demandai ce qu’il avait fait pour son premier cancer et il me répondit qu’il n’avait rien fait, qu’il avait simplement décidé qu’il ne mourrait pas d’un cancer, et que de la même manière, il allait refuser un traitement pour son deuxième cancer. » 


"Le corps quantique
Le fabuleux pouvoir de guérison de votre esprit"
Deepak Chopra
Editeur : Éditions J'ai Lu (Octobre 2009)

Résumé :   L‘ouvrage est un des premiers à faire l’alliance entre les sciences médicales occidentales et orientales, l’auteur ayant la double formation de médecin endocrinologue (Etats-Unis) et ayurvédique (Inde). Deepak Chopra tire profit de cette double appartenance et des avancées de la science physique (quantique) pour proposer une nouvelle manière d’envisager notre corps et d’entretenir notre santé. Cette synthèse des interactions corps/esprit et de la science moderne, appelée “santé quantique”, l’a rendu célèbre. Médecin très recherché aux Etats-Unis et dans le monde, il a été cité par Clinton et Gorbatchev comme “philosophe” et “pionnier de la médecine alternative”. Public concerné : Grand public, psychologues, professions de santé.


http://www.inrees.com/articles/esprit-peut-il-guerir-le-corps/

samedi 1 février 2014

"QUE DISENT LES LECTURES D'EDGAR CAYCE SUR LA CROISSANCE SPIRITUELLE, LA PRIÈRE ET LA MÉDITATION?"



L’un des thèmes fondamentaux apparaissant dans les lectures concerne notre relation avec la Force Créatrice. En raison de cela, durant une période de onze ans, de 1931 à 1942, Edgar Cayce réalisa une série de cent trente lectures pour un groupe de gens s’intéressant aux lois spirituelles (le « groupe d’études no1 »). Il faut savoir qu’au début certains membres du groupe souhaitaient développer leurs pouvoirs psychiques. Cayce leur déclara qu’ils devaient plutôt s’attacher au progrès de leur âme. Il leur expliqua que, suivant leurs besoins personnels et le motif de leur présente incarnation, leurs facultés extrasensorielles découleraient de leur persévérance à analyser et à mettre en pratique les principes universels.

L’information compilée par le groupe d’études no1 à partir de cette série de lectures donna naissance au livre « À la recherche de Dieu ». Celui-ci expose des concepts spirituels applicables dans la vie quotidienne. Il nous éveille à la vérité, nous fait comprendre notre authentique nature divine et nous conduit vers la Lumière. Il nous révèle le but de l’existence et nous aide à accomplir notre mission sur la terre. Il nous apporte la paix, l’espérance et la sublime félicité de nous sentir en harmonie avec le Créateur ainsi qu’avec nos semblables. En montrant que nous faisons partie de Dieu et sommes un en Lui, il nous incite à contribuer à l’édification d’un monde meilleur et à devenir de nobles instruments de la volonté du Seigneur, de pures expressions de l’amour universel. Les préceptes qu’il offre ont été accueillis par des gens de toute tendance religieuse. Ils continuent à inspirer et à transformer d’innombrables personnes, leur permettant d’élever leur niveau de conscience par la prière, la méditation, la coopération, la foi, la patience et l’altruisme. On compte aujourd’hui dans le monde quantité de « groupes d’études » — nom générique des groupes de discussion qui se réunissent périodiquement chez des particuliers pour approfondir les thèmes abordés dans les lectures d’Edgar Cayce.

Selon Cayce, nous sommes des êtres spirituels actuellement incarnés sur la terre. En effet, l’homme n’est pas un corps physique doté d’une âme, mais une âme qui se trouve dans la matière afin de tirer profit de ses expériences et de retourner à la Source suprême. Dans la Bible, nous voyons aussi que l’être spirituel (Genèse 1) fut créé avant l’être physique (Genèse 2). Étant donné que comprendre et manifester notre véritable relation avec Dieu et la Création constituent la finalité de notre présence ici-bas, nous devrions méditer de façon régulière. Notons que Cayce mentionnait et recommandait déjà la méditation en 1921, alors qu’en Occident on ignorait encore souvent de quoi il s’agissait. Ce fut dans les années 1970 que l’on commença à en parler, bien que pour beaucoup elle restât une notion surprenante ou curieuse, propre aux religions orientales. Depuis, des recherches cliniques ont prouvé son influence salutaire. De nombreux médecins la reconnaissent maintenant comme un moyen efficace de réduire l’hypertension, de diminuer le stress et de parvenir à la sérénité.

Méditer consiste à calmer notre corps et notre esprit[1], et à cesser de concentrer notre attention sur le monde extérieur, afin de nous unir à Dieu dans le silence de notre sanctuaire intérieur. La méditation opère favorablement sur le plan physique, en relaxant le corps ; sur le plan mental, en tranquillisant le cœur et la pensée ; sur le plan spirituel, en renouvelant l’énergie vitale et en stimulant nos attributs divins. Ceci nous permet de mener une existence plus utile, d’améliorer nos rapports avec les personnes qui nous entourent et d’affronter avec vaillance nos difficultés. En consacrant chaque jour un moment à nous libérer l’esprit des multiples préoccupations qui l’assaillent, nous regagnons la pleine conscience de notre essence divine. Nous pouvons dire que prier est nous adresser à Dieu et Lui parler, tandis que méditer signifie écouter Dieu, en nous laissant instruire et guider par la partie de notre être qui demeure en constante communion avec l’Infini.

En appliquant quelques règles très simples, la méditation est à la portée de tous, et même les novices en ressentent les immenses bienfaits.

· La première étape nécessite que l’on s’installe dans une position confortable ; beaucoup choisissent de s’asseoir sur une chaise, le dos droit, les pieds à plat sur le sol, les yeux fermés, les mains sur les genoux ou de chaque côté. Commencer à se détendre en effectuant des respirations lentes et profondes — inspirer à fond, et garder un peu l’air dans les poumons avant d’expirer doucement. En même temps, rechercher par la pensée les tensions existant dans le corps, et les éliminer l’une après l’autre en employant l’imagination ou en massant du bout des doigts les zones correspondantes.

· La deuxième étape demande de se concentrer sur une formule pacifique et inspiratrice, nommée « affirmation » : par exemple, « la paix m’enveloppe et règne en moi » ; « je suis dans un état de relaxation totale » ; un verset de la Bible ; un aphorisme spirituel comme « Dieu est amour ». Il convient d’empêcher que l’esprit vagabonde ou s’égare en d’autres considérations, telles que les tâches à exécuter ou ce qui s’est passé dernièrement au travail. Après avoir réfléchi sur le message de l’affirmation en pesant chaque mot avec soin, il est important de se pénétrer de sa signification. En effet, les impressions ressenties dans l’être intérieur marquent bien davantage que les paroles elles-mêmes. Ainsi, il ne suffit pas de répéter « Dieu est amour », car c’est le sentiment associé à cette proposition qui lui confère sa force et son ampleur.

· La troisième étape représente la méditation proprement dite. Elle requiert de demeurer en silence, en s’immergeant dans les sentiments suscités par l’affirmation. Dès que l’esprit erre, se concentrer à nouveau, d’abord sur le sens des mots de l’affirmation, puis sur les sentiments que ceux-ci engendrent. Il ne faut pas se décourager : focaliser l’attention sur une seule assertion exige du temps et de l’entraînement. Au début, garder le silence pendant cinq minutes environ, mais aller jusqu’à quinze ou vingt minutes après une certaine habitude.

· La quatrième étape consiste à envoyer de bonnes pensées ou des prières à d’autres personnes avant de terminer la séance de méditation. Par exemple, dans le cas où l’amour a été choisi comme thème central, en adresser aux êtres chers et à quiconque en a besoin.

En la pratiquant chaque jour, la méditation devient de plus en plus facile, et la quiétude qui émane de ces instants de concentration silencieuse et de recueillement se reflète dans tous les aspects de la vie.

À l’inverse de ceux qui avancent que l’esprit doit rester inactif, parce qu’il se laisse aisément perturber et altère le processus de méditation, Cayce soutient dans les lectures que le pouvoir créateur de la pensée peut être utilisé de manière adéquate pour atteindre un haut degré d’harmonisation avec la Source universelle.

Méditer régulièrement nous met sur la voie de la guérison physique, mentale et spirituelle. Grâce aux affirmations constructives que nous formulons et à l’idéal que nous maintenons durant la méditation, nos tendances négatives disparaissent, remplacées par des attitudes plus positives.

En général, nous perdons des heures en futilités, alors qu’un petit moment réservé à la prière et à la méditation nous procurerait davantage de paix, de joie et de plénitude que toute autre activité. Cherchons d’abord le royaume de Dieu, qui est au-dedans de nous. La parole et les promesses divines sont éternelles : invoquons le Seigneur, sachant que nous sommes le temple du Dieu vivant, que le Très-Haut réside en notre sanctuaire intérieur. Dans le silence de la méditation, une fois le corps détendu, la pensée sereine et les soucis oubliés, nous nous ouvrons à notre nature spirituelle et nous unissons à la Force Créatrice.

Les lectures d’Edgar Cayce soulignent que chacun devrait méditer, car la communion avec Dieu est primordiale. En effet, l’âme, notre être supérieur, ne se complaît que dans le Divin et aspire à se fondre dans le sein du Créateur. La méditation assidue nous aide à exprimer notre relation intime avec le Seigneur, à appliquer les principes universels dans la vie quotidienne, à distinguer l’omniprésence de Dieu, et à nous préparer pour que la transition que nous appelons la mort constitue un pas supplémentaire vers une compréhension toujours plus parfaite du Père.

Ouvrages conseillés :

« À la recherche de Dieu » - Tomes I et II (“A Search for God”)

« Edgar Cayce et la méditation » (“Meditation and the Mind of Man”) — Herbert Puryear et Mark Thurston

« Edgar Cayce, L’âme et son destin ou le vrai sens de la vie » (“Soul-Purpose, Discovering and Fulfilling Your Destiny”) — Mark Thurston
 

dimanche 26 janvier 2014

"LE SILENCE DE L'AUBE"

 

Il existe un moment magnifique, un moment tranquille, quand la nature nous ouvre ses bras généreux et nous offre un enseignement si complet, si puissant, si unique que nous ne devons pas chercher ailleurs pour comprendre le sens du silence et de l'immobilité. Vous voyez, l'univers, le monde naturel qui nous entoure est le gourou lui-même, silencieux, et tout ce que nous devons faire est de lui ouvrir notre conscience. Il est toujours disponible, à la fois comme un rappel et une aide pour nous qui sommes pris dans nos modes de pensée, nos cogitations sur ce que nous avons fait ou pas fait correctement hier, notre imagination, les désirs des choses et des expériences que nous voulons aujourd'hui, nos anticipations et les rêves de meilleures choses demain. L'univers ne se souvient pas, n'anticipe pas, ne prévoit pas, n'imagine pas, ne rêve pas. La nature est, tout simplement, et un ensemble de «chose» émanent du doux et pur silence lui-même et finalement y retournent. Le processus se poursuit à l'infini.

Si vous essayez ce simple exercice, il pourrait vous aider à enfin comprendre la liberté que vous êtes réellement et que vous avez toujours été. Essayez de vous réveiller plus tôt que d'habitude pendant quelques jours. Je sais que c'est difficile, mais croyez-moi: cela en vaut la peine. Vous pouvez vérifier quand se produit le lever du soleil dans votre partie du monde et essayer d'être dehors lors de ce merveilleux évènement. Maintenant, asseyez-vous juste quelque part et regardez ce spectacle se dérouler. Notez le silence de la terre: le sol, l'herbe, les arbres pouvant se balancer doucement dans la brise fraîche, le ciel qui commence à perdre son obscurité alors que les rayons du soleil commencent à diffuser, comment l'obscurité grise sans forme commence à briller avec des couleurs et des formes. Il y a là un grand silence, vous invitant ainsi que tout le reste à être présent en lui. Il est à la fois invitant et envoûtant. Essayez simplement d'être conscient, de remarquer, de regarder, d'entendre et d'être. Les oiseaux chantent, les vents font bruisser les feuilles des arbres, peut-être que certains animaux sont debout, tout près, étant eux-mêmes, s'éveillant à la journée. Tout se passe dans le calme, non, tout émane du calme. C'est une renaissance qui s'est produite pendant des éons

Maintenant, il suffit de suivre ce calme autour de vous, soyez très attentifs à chaque son, chaque couleur, chaque sensation, chaque odeur. Tout cela est-il en dehors de vous? Tout cela est-il séparé de vous? Tout cela est-il différent de vous? Où est vraiment ce silence? Ne vient-il pas de vous, de l'intérieur du noyau de qui vous êtes? Me suivez-vous bien jusqu'ici? Y a-t-il une différence entre vos perceptions sensorielles de l'immobilité de la matinée et la perception de l'immobilité au sein de votre propre cœur? Regardez, voire même sentez, où elles fusionnent. Elles fusionnent en Vous.

Mes très chers amis, vous êtes tout ce que vous voyez, entendez, sentez et percevez. Il n'y a absolument aucune limite entre vous et Cela. Vous êtes Cela! Et le doux fond toujours présent de conscience silencieuse se cherchant et se trouvant lui-même est à la fois la manifestation de Cela et la réflexion de Cela. Et il n'y a rien d'autre: rien. Que vous ayez évolué vers un animal pensant, mémorisant, rêvant, espérant et articulant, ne porte pas atteinte à l'identité que vous partagez avec l'univers tout entier. Vous êtes ce moment, ce matin, cette aube, ce soleil rayonnant tout autour. Vous êtes ces couleurs rayonnantes, ces images, ces oiseaux, ces animaux et ces arbres. Vous êtes ce ciel, ce vent, ce réveil frais, ce monde en évolution. Peut-être qu'il est temps de dire simplement «oui». Une fois pour toute, abandonnez la recherche, la quête, la clandestinité, les jeux, le scénario, l'espérance même d'encore un moment. Avec toutes les fibres de votre être: dites «oui» tout de suite. Et en disant «oui», vous dites «oui» à la liberté que vous avez toujours été: la douceur tranquille, toujours vivante en vous, à partir de laquelle l'univers tout entier se déploie. Bienvenue à votre Soi; bienvenue au Pur Silence du Maintenant.

Bonjour

Mark Mc Closkey


http://du-tout-et-du-rien.blogspot.fr/2011/11/le-silence-de-laube.html#more



samedi 4 janvier 2014

"SOMMEIL, REVE ET EVEIL"


Qu’est-ce qui distingue l'état de rêve, de l'état de veille, ou de l'état d'expériences "spirituelles" ? Trois états de consciences, qui pour ce que j'en observe ressemble à trois "logiques" d'univers.

- Pour répondre brièvement à cette question, il faut distinguer les deux premiers du troisième. La veille et le rêve c'est ce que nous connaissons. En fait nous rêvons tout le temps, sauf que dans la veille cela passe à l'arrière plan et prend une autre forme, le mental, la projection, l'imaginaire, car le rêve s'adapte alors à la réalité, et nous nous mettons à nous identifier.

Dans le sommeil nous ne sommes plus en contact avec la réalité, mais le rêve est alors débridé, il n'a plus de référence extérieure donnée par les sens, alors il part dans tous les sens.

En fait c'est l'esprit qui n'est plus extériorisé et donc se trouve à un niveau plus profond de la conscience qui continue à vivre son histoire et à se réorganiser dans le sommeil par les rêves. Cela permet au corps de se reposer comme nous le savons, mais permet aussi à Dieu de régénérer le corps car nous ne l’habitons plus vraiment et donc ne faisons pas obstacle à cette régénération.

Au réveil l'esprit se projette de nouveau dans le corps à travers les sens mais la conscience reste malgré tout là à rêver le monde, à vivre son histoire personnelle tout aussi construite et illusoire que son ego ou que n'importe quel rêve.

Au milieu de tout cela peut intervenir l'expérience spirituelle. Elle vient d'une dimension au-delà de tout ce dont on vient de parler mais s'y introduit, et donc bouleverse la donne, à la fois du rêve, le l'esprit, de la conscience, de la veille, des sens.

C'est en général une information transcendante de nature animique, donc d'une autre réalité, qui dans le rêve le rend initiatique, dans la conscience l'éveille, dans l'esprit l'illumine, dans les sens les rends extatiques, dans le corps l'incarne.

La perception de l'expérience spirituelle est conditionnée à la fois par la nature de son origine mais aussi par l'élément de soi qui la reçoit, et donc pourra être interprétée différemment selon cet élément. Pour cela l'expérience possède également une nature limitée, mais permet d'appréhender le monde et l'univers, la vie de manière suffisamment différente pour nous approcher de plus en plus d'une vérité de plus en plus vraie tout en nous éloignant de plus en plus de l'illusion que nous prenons pour le vrai. Ce mouvement est exponentiel et sans fin et constitue la joie de l'évolution.

Jean-Michel Jutge


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