samedi 11 février 2012

"LA PSYCHOLOGIE TRANSPERSONNELLE"



Où comment vivre en harmonie...

Entrevue à Paris de Frédéric Hurteau M.Ps
Par la journaliste Céline Andrillo


La psychologie transpersonnelle est née en Californie dans les années 1970. Quatrième école de psychologie, elle reconnaît les approches précédentes et y ajoute la spiritualité comme partie intégrante de l’homme. Elle considère l’être humain dans ses quatre dimensions : physique, émotive, mentale et spirituelle. Elle réunit les données des psychologies individualistes de l’Occident et les perceptions des visions spirituelles et mystiques de l’Orient. Elle propose une vision existentielle au-delà de l’ego et donne aux expériences de vie un sens plus universel. L’intuition se développe et facilite une autre vision de la vie. Ici, l’humain fait partie du tout universel où cohabitent l’inconscient personnel (S. Freud) et l’inconscient collectif (C.-G. Jung). Il est un, libre et responsable. Il retrouve son pouvoir et son potentiel car il est capable de faire des choix et de les assumer. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Frédéric Hurteau, québécois spécialiste en psychologie transpersonnelle.

A 38 ans, Frédéric Hurteau, psychothérapeute de formation traditionnelle et enseignant en communications et en relations interpersonnelles à l’Université , décide d’abandonner son cabinet. Homme d’intuition, il se sent frustré par l’approche de la psychologie traditionnelle. C’est lors d’un voyage en Californie qu’ildécouvre la psychologie transpersonnelle. Pour la première fois de sa vie, tout ce qu’il pressentait et n’osait faire lui était permis et était enseigné. Depuis plus de vingt ans, il se consacre à cette nouvelle approche et a créé le Centre de Psychologie Transpersonnelle du Québec en 1985 qu'il dirige jusqu'à aujourd'hui.


Qu’est-ce que la psychologie transpersonnelle ?

C’est la vision au-delà de l’ego. C’est une approche existentielle qui donne aux expériences de vie un sens universel. Elle permet une deuxième “lecture” des événements et situe l’être humain comme faisant partie du tout universel où cohabitent l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Elle donne un sens différent aux évènement de la vie: retour des choses positif ou passage initiatique difficile à un autre niveau de conscientisation par le biais d'une épreuve.

Quels sont les fondements du transpersonnel ?

La psychologie transpersonnelle s'enrichit des découvertes de la psychologie moderne et y ajoute la dimension spirituelle, partie intégrante de l’être humain, au delà de tout dogme ou croyance religieuse. C’est la rencontre de l’Orient et de l’Occident, l’union de la mystique ancienne et de la science moderne.

Qu’est-ce que l’intuition ?

L’intuition est cette connaissance immédiate, claire et directe de la vérité, en dehors de la raison. C’est l’accès à l’inconscient collectif, le savoir direct où se trouvent toutes nos ressources créatrices. Nous en savons plus que nous n’en n’apprendrons jamais. Il n’existe pas de gens qui savent et d’autres pas. Il n’y a pas d’élus. Quand Jung nous parle d’inconscient collectif, il parle de ces archétypes ou modèles universels de comportement, de ce réservoir infini qui n’attend qu’à être consulté.

Quelle est la spécificité de la psychologie transpersonnelle ?

C’est une approche holistique qui intègre les quatre dimensions de l’être humain, physique, émotive, mentale et spirituelle, pour accéder à l’harmonie. Cette nouvelle dimension permet d’inclure l’intuition, le silence et la méditation pour aller contacter tout cet impalpable qui existe. Sa plus grande richesse est d’apporter une deuxième lecture de l’existence humaine.

Que signifie la deuxième lecture ?

C’est une autre vision des choses. Elle transforme les épreuves en cadeaux. Vous venez de perdre votre emploi, vous êtes en colère, vous avez peur. La deuxième lecture vous conduit à vous interroger sur ce que vous venez de recevoir. Ce peut être l’opportunité de changer de travail, de trouver votre propre domaine de réalisation et de faire ce dont vous avez toujours rêvé. Vous vivez un deuil, ça fait monter en vous dela tristesse, un sentiment de trahison et une impression de désarroi et de même de la colère... En deuxième lecture, au delà des frustrations de l'ego, vous tentez de trouver l'héritage, les messages, la mission peut-être que vous laisse cette personne chère par son départ physique et non spirituel. L'énergie de cette être cher demeure avec vous et son esprit veille sur vous. Vous pouvez même lui parler et lui demander de l'aide. Une rupture affective provoque les mêmes sentiments au niveau de l'ego. En deuxième lecture, c'est l'occasion de prendre un recul, de faire un bilan, d'intégrer les enseignements de la situation et de se préparer à une autre union encore plus satisfaisante.

Quelles sont les conséquences d’une deuxième lecture ?

Si vous développez cette capacité à faire une deuxième lecture, votre existence change. Cette vision des choses permet le passage de la dimension de victime à celle de guerrier pacifique responsable. Devenir responsable c’est aller à la rencontre des sollicitations continuelles qui nous sont offertes pour notre cheminement et notre épanouissement. La vie est faite de cycles. Le lâcher prise permet de passer à un autre cycle.

Comment dépasser ses peurs ?

Les peurs sont des données négatives imprimées à l’intérieur de nous suite à notre éducation et à nos expériences de vies. Elles sont apprises et non innées. Se confronter à elles, les reconnaître et les apprivoiser permet de les dépasser. C’est le processus de conscientisation qui passe par l’action et non par le mental. J’ai été élevé par un père peureux et j’aime le risque, ce qui n’empêche pas la peur d’être présente. À chaque fois que je prends un risque et que je réussis, ma peur diminue ainsi que les référentiels négatifs. A l’inverse, ma sœur ose très peu. Nous avons pourtant eu le même père mais nous avons réagi différemment. C’est le mystère de l'être humain. C’est ce qui fait que chaque être est unique avec son mystère intérieur.

À qui s’adresse la psychologie transpersonnelle ?

Aux personnes qui reconnaissent un minimum de place à l’élément impalpable, énergétique, spirituel dans leur vie. C’est tout ce qui fait que la vie est en moi. Appelez-le comme vous voulez. Croire à la
dimension mystique ce n’est pas adopter des dogmes, c’est juste ouvrir son coeur et son âme.

Le hasard existe-t-il ?

Non absolument pas ! C’est un terme rassurant qui fait l'affaire des sceptiques pour ne pas accepter les évènements qui se produisent dans la vie hors du contrôle empirique et rationnel et leur donner un caractère accidentel et occasionnel. Jung disait que lorsqu’on est bien dans sa peau, détendu et présent on est presque toujours en état de vivre les synchronicités.

Qu’est-ce que la synchronicité ?

C’est le bon événement extérieur qui arrive au bon moment en harmonie avec une énergie intérieure précise, un besoin à combler, une harmonie à retrouver, une blessure à guérir, une opportunité de grandir à saisir, un passage à effectuer. C'est l'harmonisation de l'intérieur et de l'extérieur dans un moment privilégié de présence. Souvent on n’y prête pas attention à cause de notre raisonnement. Notre pire ennemi est notre ego qui a peur, peur de se faire avoir, qui n’a pas confiance. Je vis cinq mois par an en Asie et pendant cette période je suis souvent en synchronicité. Plus que chez moi, parce qu’en Amérique j’ai une vie stressante. Je vis dans une culture où l’on court tout le temps. C'est une énergie d'excellence, de compétition et de jugements; une attitude trop souvent négativiste et défaitiste. En Asie, le point de départ est mystique. Pour se saluer, on fait un geste de paix ( le wai ). Chaque jour, plusieurs moments sont consacrés à la prière. Tous les hommes iront à un ou plusieurs moments de leur vie, trois semaines ou plus, faire l'expérience de la vie de bonze au temple. Le silence fait partie intégrante du quotidien. En Occident, on fait silence une minute pour souligner le décès d'une personne célèbre. C’est incroyable ! On parle tout le temps ! On oublie de fréquenter le doux territoire du silence. Chaque hiver, lorsque j'accueille des québécois et des français pour leur faire découvrir une partie de l'Asie du Sud -Est au cœur des gens, , le silence fait partie intégrante du voyage. Le grand poète et chansonnier québécois Gilles Vigneault disait: "Dans la forêt, si tu parles tout le temps, tu ne vois rien, tu n'entends rien et tu ne sens rien !"

Pouvez-vous me parler du silence ?

Le silence est une ressource extraordinaire, une nourriture qui apaise. Il favorise la manifestation de l’intuition, voie royale de la connaissance innée. Votre intuition vous donne accès à la vérité car elle est en dehors de la raison. Les réponses sont en vous, il suffit de les écouter. Pourtant, nous en avons peur et nous faisons tout pour l’éviter. L’être humain qui doucement s’ouvre à inclure le silence dans sa vie, va développer l’inspiration créatrice qui le conduira à sa pleine réalisation. Bach disait : “L’affaire n’est pas de trouver mes mélodies mais plutôt de ne pas les piétiner le matin en sautant hors du lit.” L'inspiration vient dans le silence de la nuit, mais la raison est là au réveil pour tout saboter.

Comment être en silence ?

Cela demande de la discipline. C’est réapprendre à vivre en faisant des expériences simple en nature, par exemple, en concentrant son attention quelques minutes sur la vue, l'ouïe, l'odorat. En faisant cela quotidiennement, vous changez votre façon d’être dans le monde. Vous entendez votre respiration: l'inspiration (votre choix de vivre) et l' expiration (le lâcher prise sur vos peurs) La nature nous ramène à l'essence de la vie.

Quel est le rôle du thérapeute humaniste transpersonnel ?

Il passe de l’expert, celui qui sait, à une humble personne à l'écoute, fidèle témoin de ce qui vous arrive. Il a de la gratitude pour votre présence. Vous arrivez à point dans sa vie pour lui permettre de grandir. C’est un échange dynamique, car chaque personne est un enseignant l'un pour l’autre. Le cheminement thérapeutique se fait à deux . La rencontre alchimique de votre ouverture du coeur et l'écoute inconditionnelle de votre thérapeute amènent un résultat positif qui prend forme dans une action au quotidien. Ce processus amenuise le phénomène de dépendance et de fusion.

Vous dites que les psys sont des manipulateurs ?

Oui, car nous avons une telle connaissance de l’être humain que nous pouvons utiliser la manipulation avec subtilité. C'est un grave danger ! Pour cette raison, tout psy consciencieux doit demeurer sa vie durant en supervision afin d'éviter toute forme de transfert sur ses clients. C'est un minimum de conscience professionnelle pour éviter les projections et les fusions thérapeutiques malsaines. Manipuler est acceptable uniquement si c'est dans l'intérêt exclusif du client.

Quelle est votre démarche ?

J’offre des ressources transpersonnelles comme apprendre à méditer et à faire des rituels en nature, à utiliser les universels de guérison - le chant, la danse, les légendes et le silence - à lire les messages de ses rêves, à dessiner et écrire pour se retrouver, à développer son intuition et à trouver les réponses à l’intérieur de soi. Je ne veux pas donner d’illusion aux gens. Le fast-food du psy, ça ne marche pas. On ne peut pas régler, en un stage, des choses qui sont là depuis des années. Toutefois, je donne des pistes de travail qui permettent une bonne continuation. Le travail se fait toute la vie, à son propre rythme.

En général, quelles réactions ont les gens face aux évidences ?

Pour les évidences, vous avez deux choix. La première est de regarder cette évidence avec courage, étape par étape, en prenant tout le temps nécessaire. C’est la position responsable. La deuxième, c’est le transfert négatif sur l’autre. Dans le cadre d’un travail thérapeutique, vous pouvez accuser votre thérapeute d’être incompétent afin d' éviter de poser des actions difficiles de lâcher prise dans votre vie reliées aux fin de cycle, par exemple. Lorsqu'un cycle est terminé, inutile d'essayer de le prolonger. Ce n'est que négation illusoire. Nous avons appris à penser linéaire alors que la réalité est cyclique. Ceci est applicable au niveau personnel et au niveau professionnel. Une profession ou un travail qui ont été sources de réalisation peuvent facilement devenir médiocrité et routine tout comme une relation affective nourrissante deviendra, le cycle étant terminé, un lieu de destruction plutôt que de l'épanouissement mutuel des êtres.

Quel est le but de la psychologie transpersonnelle ?

Amener l’être humain à compléter son processus d’individuation qui est de vivre en harmonie avec ses ombres et ses lumières, ses paradoxes. le mot individuation vient du latin in et dividu qui veut dire non divisé et exprime l'idée d'une totalité à l'intérieur d'un seul être. C'est un processus d'intégration, intégration entre ces aspects de la personnalité (positifs et négatifs) qui font qu'une personne est unique et ceux qui sont collectifs, appartenant à tout le monde et à personne, mais dont chacun a besoin pour vivre et fonctionner. "Pas facile ce processus" de dire Carl.-G. Jung "car rien n'est plus difficile pour un homme que d'avoir à se supporter lui-même" L’être humain se réalise lorsqu’il vit aux quatre niveaux de conscience (physique, émotif, mental et spirituel). Une réflexion ne suffit pas. Savoir et être conscient sont deux états différents. Le premier est au niveau mental et risque de demeurer statique. L'autre est viscéral et conduit à l'action et au changement. C'est la loi de l'impermanence: tout est en mouvement. La rivière coule et suit son cours; si elle s'arrête, elle devient marais et stagnation. On doit rester présent et vigilant à chaque moment de sa vie car tout travail sur soi-même en thérapie individuelle ou en groupe est purement narcissique s'il ne provoque pas un changement de perspective et une action au quotidien.

D’où vient ce besoin de spirituel ?

A la fin des années 1970, la religion a décliné mais les êtres humains avaient toujours besoin de nourriture spirituelle. La vision mystique nous sort des limites purement matérielles et révèle des valeurs d’amour, de compassion, de respect. Les jeunes, aujourd’hui, ressentent cet élan spirituel, dénudé de références dogmatiques, car ils n’ont pas vraiment été élevés dans la religion. Ils semblent compenser par des expériences extatiques qui leur procurent des états modifiés de conscience. La Californie est le berceau de cette nouvelle dimension de la psychologie. Chez-nous, il existe une véritable chasse aux sorcières. Les corporations professionnelles de psychologie refusent le transpersonnel à cause de l’intégration du spirituel à l'approche empirique de la psychologie de l'observable, du palpable et du quantifiable (les statistiques, pré-requis de base pour être admis comme étudiant en psychologie). Pourtant Carl G. Jung, lui-même élève de Freud, s' est dissocié de son maître pour introduire la dimension transpersonnelle en psychologie.

En France et en Belgique, le transpersonnel est un peu plus intellectuel et rationnel. En Amérique, il est plus centré sur le coeur. Mais dans un cas comme dans l'autre, il n'est pas enseigné à l'Université de façon approfondie. C'est exceptionnel que j'aie pu faire une double maîtrise universitaire en psychologie et en counselling transpersonnel à l'Université en Californie.

Qu’est-ce que la maladie ?

La maladie c'est un temps d'arrêt, de bilan et d'appréciation de la vie. C'est souvent l'aboutissement de refoulement, l'explosion de ce qui est resté compressé à l'intérieur. “Ce qui ne s’exprime pas s’imprime.”
La maladie devient alors votre façon de vous exprimer. Elle est une merveilleuse opportunité de réflexion, de vision nouvelle. Je la mets au même niveau que les épreuves de la vie. Elle procure un grand
sentiment d’impuissance et ramène à l’humilité. Combien de personnes ont besoin de la maladie pour commencer à vivre. C’est le cadeau ultime, le signe qu’il est nécessaire de changer sa façon de survivre et se mettre à vivre. C’est souvent une épreuve pour nous permettre d’aller plus haut.

Qu’est-ce que le processus d’autoguérison ?

Nous possédons tous un pouvoir d’autoguérison. Il passe par les quatre niveaux de conscience. La détermination physique du guerrier, la présence guérisseuse du cœur, la capacité du mental de lâcher prise sur ses veilles références et l’inspiration du spirituel (l'enfant divin intérieur). Un bel outil thérapeutique de conscientisation qui existe est l'écriture du journal personnel. Il permet à l'hémisphère gauche de votre cerveau d'exprimer, de dire les choses et d'officialiser votre expérience.
L'hémisphère droit, lui, s'exprimera par le dessin. "L'expression symbolique" dira Jung "amorce un processus de transformation et de guérison intérieure". Si vous allez voir une personne en pensant qu’elle peut vous guérir, c’est votre guérisseur intérieur qui s'activera et vous guérira. Le mental, le coeur et l'esprit sont très forts.

Quelle est la clé de la bonne santé ?

Vivre pleinement et calmement le présent et l'ici et maintenant. Carpe diem !. Ces moments où vous n’êtes ni dans le souvenir du passé ni dans la projection du futur, mais où vous savourez ce qui est là. Quand vous êtes seul et que vous vivez l’instant présent, vos quatre niveaux de conscience sont activés . Au niveau physique, vous êtes détendu, vous inspirez et expirez ; au niveau du cœur, vous êtes dans la compassion ; au niveau de la pensée, vous faites le vide pour être disponible au lâcher prise et au niveau spirituel, vous êtes en fusion avec l’expérience. L’expérience spirituelle ultime sont ces moments où vous êtes en fusion, où la dualité du sujet et de l’objet a disparu. Si chaque jour, vous pouvez vous donner à vivre ces instants de ressourcement, vous alimenterez votre santé et vous serez en harmonie avec les quatre dimensions de votre être.

La roue de médecine
Les amérindiens nous enseignent que chaque personne est un miroir, un enseignant pour nous. C'est la dynamique du guérisseur blessé. Chacune de ses souffrances exposées est l'occasion d'une guérison pour les autres concernés. Une personne qui se prépare à mourir est une grande source d'inspiration et de plénitude pour les gens qui l'entourent et qui l'écoutent. Vous rencontrez une personne qui vous énerve : en première lecture, vous fuyez cette personne, en deuxième lecture, vous deviendrez peut-être progressivement son ami car vous aurez intègre quelle partie de vous seretrouve en elle. A l’inverse, lorsque vous admirez une personne, les qualités que vous lui reconnaissez sont à l’intérieur de vous sinon vous ne les verriez pas.

La régression
Toute impression de régression ou de tourner en rond annonce souvent une nouvelle étape, un profond passage de transformation. C’est un processus naturel qui se produit régulièrement et qui permet ensuite de mieux avancer. Le doute, le découragement font partie du processus d’évolution. Le début de la sagesse, c'est d'accepter de lâcher prise sur le contrôle, de vivre la confusion.

La respiration
La pratique de la respiration est fondamentale. Chaque inspiration est un choix de vie, une ouverture à l’expérience nouvelle, il est l’émergence. Chaque expiration est un lâcher prise, un nettoyage, un détachement de la tension du désir créé par les attentes et le contrôle.

Être ouvert et non attaché aux résultats, c'est permettre à la vie de suivre son cours et de s'exprimer à travers nous !


http://www.psycho-ressources.com/bibli/psychologie-transpersonnelle.html

A visiter:  le site de Patrick Baudin:  http://holotropique.free.fr/index.htm

CONFERENCE DE L'INRESS AVEC STANILAV GROF

 



vendredi 13 janvier 2012

"L'ENERGIE UNIVERSELLE"


A force d’exercices et de méditations, l’énergie universelle se contrôle, se dirige, se canalise et peut être utilisée pour soigner. Une seule condition est nécessaire : une pensée calme, apaisée, centrée .

L’homme est un être électromagnétique, un organisme traversé par une force infime mais continue, légère comme de la vapeur et pourtant essentielle à notre équilibre. Correctement mise en mouvement, animée d’une ferme intention, cette force intérieure est capable d’influencer le cours de nos émotions comme le monde extérieur. Quitte à accomplir des miracles. La voie de la cohérence ?

Les quelque dix mille milliards de cellules vivantes qui nous composent abritent une activité électrique constante et intense. Des variations de potentiel, mesurées en millièmes voire en millionièmes de volt de part et d’autre de la membrane de toute cellule, que les biologistes appellent « polarisation » ou « dépolarisation » cellulaire. La répétition de ces courants électriques infimes et extrêmement brefs génère une flopée de signaux électromagnétiques ultra-faibles. Répercuté à l’ensemble de notre organisme, ce système de communication cellulaire cumule des millions de pulsations et d’impulsions à la seconde. En 1993, dans un rapport sur l’état des connaissances en matière de champs électromagnétiques naturels et artificiels, l’OMS soulignait que « le corps humain émet des champs électromagnétiques à des fréquences allant jusqu’à 300 gigahertz ». C’est-à-dire au beau milieu, mais aussi au-delà, des gammes de fréquences aujourd’hui utilisées par la radio-diffusion, les transmissions satellites, la téléphonie mobile, le Wi-fi, le Wimax… jusqu’aux frontières de l’infrarouge. « Nos cellules chuchotent entre elles » disait ainsi l’ancien chercheur à la NASA et président du conseil américain de protection contre les radiations Ross Adey. Tous les éléments de notre être conversent, et se répondent, sans discontinuer dans un immense brouhaha d’ondes radiobiologiques.

Voyage aux rythmes du cerveau

Pour les tenants de la neurobiologie la plus moderne, notre pensée se situe quelque part dans cet agrégat cellulaire singulier que l’on dénomme le cerveau. Elle résulterait de la somme des interconnexions observées entre neurones, via les terminaisons de leurs synapses… et la centaine de molécules relais dont les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs sont les catégories les plus connues. Vos pensées actuelles, le dialogue intérieur en cours, ces quelques lignes que vous lisez, peuvent ainsi se réduire à des processus chimiques et électriques incessants, se déroulant de part et d’autre des aires cérébrales. De neurone à neurone. Cette activité électrique soutenue repose sur l’absorption ou la diffusion de molécules chimiques dotées de charges électriques, des ions. Ce sont les neurotransmetteurs répertoriés par la biologie moléculaire. Pour passionnant que soit ce savoir électrochimique, l’essentiel n’est pas là. La pensée, en effet, ce n’est pas que des paquets de cellules. C’est aussi une onde. Disons plutôt des ondes, des échos de l’activité cérébrale. Car les éclairs de courant que s’échangent nos neurones ne se déroulent pas au hasard. Notre cerveau obéit à des rythmes, à une vaste partition aux caractéristiques très précises. Une sorte de symphonie personnelle dont les portées s’entrelacent. Si les premiers relevés d’ondes cérébrales datent du milieu des années 1920, les techniques d’imagerie médicale les plus récentes ont confirmé la relative cohérence de notre activité cérébrale. Elle oscille, varie, circule dans notre cerveau à un rythme, une vitesse, selon différents temps synchronisés entre eux. De l’arrière vers l’avant, puis l’inverse. Ce flux et reflux nous balaye l’encéphale plusieurs fois par seconde, sans s’interrompre. Comme une vague continue, vivifiante et régulière. Témoins fidèles mais subjectifs de notre état psychique conscient ou non, les ondes cérébrales se disposent également en familles. Selon leur allure, leur amplitude, leur périodicité. En termes scientifiques, on va parler de fréquences et d’intensités électriques. Ces ondes sont triées selon les lettres de l’alphabet grec : alpha, bêta, gamma, delta, thêta. Leur composition entraîne des états de conscience distincts. A l’état de la conscience ordinaire, les ondes alpha et bêta cohabitent. Mais la prédominance de l’une, l’excès de l’autre, va entraîner ce que les spécialistes appellent des états « modifiés » de conscience. Une vingtaine d’entre eux sont répertoriés. Le rêve, le sommeil, la méditation, la transe ou le stress par exemple.

L’excès d’ondes bêta est sans doute le plus nocif, car il marque un état de stress chronique. Insomnie, épuisement, le temps du repos devient impossible. Une dominante thêta ou alpha, au contraire, accompagne l’accès à des états moins communs : créativité, intuition, jusqu’à des phénomènes paranormaux comme la perception extrasensorielle ou les transes, avec insensibilité à la douleur et contrôle absolu du corps.

Les portes de la cohérence

L’accès aux palettes des états modifiés de conscience tient à des petits riens. Un peu de musique, une posture particulière, des respirations profondes ou en hyperventilation. Le plus souvent, ces techniques archaïques s’accompagnent de stimulations rythmées, optiques ou acoustiques. Le son des tambours, les impulsions lumineuses d’un stroboscope agissent en effet comme des « inducteurs d’états de conscience ». Pas à cause du risque d’épilepsie, plutôt de la capacité naturelle du cerveau humain à se mettre à l’unisson de sons et lumières produits selon certaines fréquences. Mise en évidence en 1975, cette faculté du cerveau à se synchroniser avec des rythmes extérieurs a pris le nom de Réponse d’Adoption de Fréquence (RAF), ou Frequency Following Response (FFR) en anglais, et a donné naissance à toute une batterie d’outils « technos » à même de modifier le flux de nos ondes cérébrales.

Lunettes à diodes clignotantes, logiciel générant des battements préprogrammés, musique d’ambiance à effet binaural... Avec ces instruments plus ou moins perfectionnés, encore confidentiels en France mais d’usage assez courants en Amérique du Nord, l’école de la méditation devient accessible aux plus réfractaires d’entre nous. Plus besoin de prendre une pilule rouge ou bleue, ou de rester assis sous un arbre à attendre que le soleil se couche. C’est une question de rendez-vous avec soi-même. Un moment de quiétude, de sérénité, de bien-être aux allures de cours particuliers. Juste entre vous et vos ondes cérébrales.

Etat de conscience à part entière, proche du repos et de la relaxation, la méditation peut être superficielle mais aussi très profonde. Si profonde qu’elle peut suspendre des réactions instinctives que des décennies d’entraînement répété ne parviennent pas à effacer – à l’image du sursaut résultant du bruit d’une détonation.

Des études faites en Chine pour évaluer l’influence du Qi Gong sur l’activité du cerveau ont montré que les ondes cérébrales des maîtres avec plus de 10 ans d’expérience étaient différentes des débutants ou des groupes de contrôle invités à respirer profondément les yeux clos. Celles des maîtres ne se contentaient pas d’atteindre des états de calme et de plénitude bien plus profonds et plus rapidement qu’un novice. Leurs ondes avaient tendance au cours de l’exercice à se ralentir, gagner en amplitude et se synchroniser. Bref, à montrer plus de cohérence. Comme si les deux hémisphères du cerveau se mettaient à fonctionner de concert. En phase. La qualité de la méditation serait directement en rapport avec l’expérience du méditant. Une surprise de taille !

Reformulé en tracés de physiologiste, il apparaît que plus on médite et plus les ondes alpha laissent la place à des ondes encore plus lentes. Des ondes thêta ou delta. Des rythmes que l’on croyait réservés au sommeil paradoxal. Le moment où l’on rêve. Pour décrire ces états mêlant sérénité et concentration, les chercheurs n’utilisent plus forcément le terme de méditation, jugé trop vague ou trop réducteur. Ils préfèrent parler d’éveil paradoxal. Dans cet état, tout paraît simple. On a le sentiment, la certitude, de ne faire qu’un avec l’univers. Les intuitions les plus géniales vous traversent. Inspiration et compréhension du monde, de ses secrets intimes coulent de source. Avec netteté et évidence.

Le plus important, ce n’est pas la spiritualité ou la technique pratiquée, mais la qualité du vécu. L’essence de l’expérience éprouvée. Que l’on soit cyber-disciple, maitre yogi, moine zen ou adepte du qi gong, tous se rejoignent sur l’importance cruciale de la compassion et l’amour de son prochain. Car c’est en passant par son cœur qu’il est possible d’entraîner son cerveau.

Maxence Layet


lundi 14 février 2011

"HARA, LA FORCE VIENT DU VENTRE"


Les Japonais l’assurent : notre ventre ou “hara” est le réservoir de notre énergie. Centrés sur lui, nous faisons preuve d’assurance et de sérénité. Coupés de lui, le moindre choc peut nous faire vaciller…


L‘avenir nous inquiète et nous nous montrons particulièrement irascibles avec notre entourage. Stress, insomnie, mal de dos, problèmes digestifs sont notre lot quotidien. Directeur du centre Dürckheim – un centre de méditation –, Jacques Castermane l’affirme : « La plupart de nos maux ont pour origine la perte de contact avec notre “hara”. »
Ce hara ou "rayonnement de notre force vitale" est une zone située juste trois doigts en dessous du nombril, une sorte de puits sans fond qui irradie de l’abdomen au bas-ventre, dont nous pourrions tirer force et sécurité. Bonne nouvelle : ceux qui arborent un petit ventre bombé posséderaient la géométrie idéale pour le cultiver !

Ce sont les Japonais qui ont le plus développé la conscience du hara. Encore appelé "océan de l’énergie", il est considéré comme le centre de la vie instinctive et intuitive, dont dépendent toutes nos fonctions physiologiques mais aussi psychologiques

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Un enracinement naturel

Comment reconnaître une personne centrée sur son hara ? « Elle est solidement ancrée sur terre », explique Jacques Castermane. A l’inverse, un individu décentré manifeste un déséquilibre : poitrine en avant, ventre rentré, épaules contractées. Chez lui, la tête domine. La fonction intellectuelle prime sur l’instinct. Déconnecté de son bassin, un simple choc peut alors l’ébranler. Qu’il soit physique ou émotionnel. On peut en faire soi-même l’expérience dans le métro. Si une simple bousculade nous fait vaciller, il y a de grandes chances pour que nous ne soyons plus en harmonie avec notre hara.

« Certains enfants sont un très bon exemple du fait que “demeurer dans son propre ventre” est une chose extrêmement naturelle, écrit L. Jolly dans “Le Do-in hara” (De Vecchi, 1997). On voit des enfants âgés de 2 ou 3 ans, assis par terre, dans une attitude royale. Ils se tiennent droits sans effort. Ils n’ont pas besoin d’un appui pour leur dos, à l’inverse de la majorité des adultes. Leurs jambes reposent sans tension sur le sol. On dirait qu’une force mystérieuse, comparable à la sève des plantes, parcourt leur buste, afin qu’ils conservent cette position sans fatigue. Cette force provient du hara. »

Dialoguer de ventre à ventre

Se recentrer sur notre ventre peut aussi aider à mieux communiquer avec les autres et à gérer nos émotions. « Une vraie conversation doit être menée de ventre à ventre, et pas seulement de bouche à oreille, suggère Jacques Castermane. Les individus irritables qui se montent la tête facilement portent souvent le “ventre haut”. Une personne au “ventre bas” ne réagit pas si vivement. »

Explication : lorsqu’une contrariété nous conduit à nous échauffer, à hausser le ton, une bonne maîtrise du hara permettrait de « tasser cette énergie dans la région des hanches pour éviter qu’elle nous déborde ». Attention : il n’est nullement question de refouler nos émotions, mais de leur offrir un espace corporel pour pouvoir les observer sans se laisser submerger.

Comment le fortifier

Si nous ressentons souvent de la fatigue après une journée de travail, c’est peut-être aussi parce que nous ne sommes pas dans notre hara. En nous appuyant sur les seules forces de l’ego, du mental, nous nous sommes coupés des forces profondes de l’être.

Le "zazen", le shintaïdo et le massage respiratoire peuvent nous aider à retrouver notre centre.

La posture “zazen”

En position "seiza" (assis sur les talons, les genoux plus bas que le bassin, dos bien droit, épaules détendues), la respiration est calme et se déroule dans l’abdomen. Une gageure pour la plupart d’entre nous qui respirons seulement par le haut du corps. En amenant la respiration sous le diaphragme, nous en venons à nourrir tout naturellement notre centre énergétique.

Bénéfice immédiat : une sensation de vitalité accompagnée d’un grand calme. « En se concentrant pleinement sur le moment présent, l’énergie du hara s’accroît », explique Katia Rebel, responsable du Dojo Zen de Paris, où se pratique le "zazen" ("assise" en français). Au début, la posture est difficile à tenir. Mais plus on se montre assidu, plus l’équilibre, tant physique que psychologique, augmente. « Au bureau, dans des moments de grande fatigue, je m’inspire de cette posture en restant bien droite sur ma chaise, et je me sens vite moins débordée », assure Elisabeth, 45 ans, informaticienne.


Le shintaïdo

« Dès les premiers cours, j’ai été encouragé à ouvrir les hanches et le ventre, mais aussi la poitrine, les mains et la bouche », raconte Hugues, 32 ans, comédien. Dans la galaxie des arts martiaux japonais, le shintaïdo est la seule discipline à faire appel à cette nécessité d’ouverture. « Pour nous, au-delà de la désignation du ventre, le mot hara fait référence aux différentes énergies qui en émanent : puissance, dynamisme et profondeur », explique Pierre Quettier, responsable du centre Richesses du Japon.

La technique est exigeante : les sauts en font sa spécificité. Paumes de main ouvertes, tout comme le bassin, la bouche et les yeux, le corps s’arc-boute dans une totale ouverture. Ces exercices ont pour but d’ouvrir le hara, mais aussi de renforcer le bas du corps et d’assouplir. « L’énergie libérée augmente aussi la faculté d’une personne à influer sur son environnement », poursuit Pierre Quettier.

Cadre dans une compagnie aérienne, Mario, 38 ans, confirme : « J’étais un chef de service assez tyrannique. Depuis que je pratique le shintaïdo, mes relations professionnelles se sont nettement améliorées : je suis devenu plus souple. » Ainsi, on dira d’un responsable d’entreprise qu’il a le hara "ouvert" s’il laisse se développer des réseaux d’affinité et favorise l’autonomie de ceux qui travaillent avec lui. Considérer son collègue de bureau comme un partenaire et non un adversaire, c’est aussi, selon la philosophie du shintaïdo, une affaire de hara. 

Le massage respiratoire

Plus accessible et plus doux : le soin du hara. Un massage respiratoire proposé par Thibault Marlin, spécialiste des techniques asiatiques chez Lancôme. Le but : rééduquer la tonicité de l’abdomen en ramenant l’énergie au centre du corps, dans la zone située en avant du sacrum et de la cinquième lombaire, « afin de célébrer les noces du ciel et de la terre, c’est-à-dire notre verticalité ». Au départ, Thibault effectue un diagnostic sur la façon dont nous habitons notre hara : « Quand l’énergie est trop haute, les épaules sont relevées, et les tensions viennent s’y loger, provoquant, au fil du temps, des douleurs dorsales chroniques. Si elle est trop basse, la circulation des jambes ralentit, occasionnant lourdeurs et gonflements. »

Première étape : on expire avec force et conscience pour ramener la sensibilité dans le bassin. En même temps, Thibault accompagne ce massage respiratoire interne par un massage extérieur avec les mains. Entre deux expirations profondes, il encourage à pousser de gros soupirs, comme pour évacuer nos soucis. Au final, on ressent une profonde détente et un sentiment d’unité entre les trois étages de notre corps : le bassin, les poumons et la tête. Un soin pour reconstruire en douceur son hara et, qui sait, trouver l’équilibre nécessaire pour vivre de façon plus positive.

Exercices

Les pieds sur terre

Pour s’épanouir, le hara a besoin d’un appui solide : les jambes. Il est donc nécessaire de bien poser les pieds sur terre.

- Le matin, pieds nus, marchez lentement en déroulant vos pieds sur le sol. Commencez par le talon, la plante des pieds, puis les orteils. Faites-le en conscience.

- Au bureau, bien assis dans votre bassin, faites glisser vos pieds sur des petits rouleaux de massage en bois. Mais pas de façon mécanique : focalisez toute votre attention sur ce geste.

- Le soir, prenez votre pied gauche dans votre main droite. Doigts de pied et doigts de main croisés, écartez vos orteils et utilisez votre paume pour relancer la circulation dans la voûte plantaire. Changez de pied.

La détente

Difficile de développer son hara le ventre noué par le stress. Apprenez à vous détendre. Pour faire le vide et chasser les tensions corporelles, répétez cet exercice : une main sur la poitrine, l’autre sur l’abdomen, inspirez en gonflant le ventre et expirez en dégonflant. Puis haussez les épaules, en inspirant (par le buste). Maintenez quelques secondes, et relâchez en expirant (par le ventre). Cinq fois.

Catherine Maillard

http://www.psychologies.com/Bien-etre/Sante/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Hara-la-force-vient-du-ventre




LE HARA

Par  Jean-Michel Jutge


Le mot hara est un terme japonais qui désigne un centre énergétique abdominal lié au système vital. Chez les chinois ce centre est désigné par le mot "Tan Tien." En yoga et selon la terminologie indienne c'est le Kindu.

Dans la tradition japonaise ou chinoise, le Hara ou Tantien est le lieu d'expression du Ki/Chi qui est une force vitale fondamentale qui sous-tend la vie et son expression. C'est une force de la nature. Mais les arts comme le chikong, taï chi chuan, kung fu, ou les art matiaux comme l'aïkido etc... mettent en oeuvre cette énergie afin de pouvoir en bénéficier de multiples manières, en général dans les domaines de la santé, de la résistance du corps, ou de la force ainsi disponible. Le Ki/Chi est directement lié au corps éthérique.

Mais ce centre d'énergie est aussi le lieu d'expression de la force spirituelle du Bouddha. Ainsi il est mis à contribution dès que l'on se relie à Bouddha, que ce soit à travers le Zen, la méditation Vipassana ou d'autres formes de bouddhisme, ou même que l'on se relie directement à Bouddha lui-même. C'est l'un des trois foyers d'expression de la nature de l'éveil, les deux autres se situant dans le coeur, et dans l'esprit.

Ainsi à travers la méditation zen par exemple c'est dans le hara qu'est transformé la force du désir et de la peur, deux modes d'expression de la sphère vitale, ce qui libère l'esprit d'une part et nourrie positivement la sphère vitale d'autre part.

Bien entendu tout cela n'a pas de lien directe avec la sphère supramentale et l'expression de la force du même nom. Non plus avec le système des chakras qui sont directement liés à l'expression de la kundalini ou de différentes shaktis. Développer le hara ne permet pas de développer les chakras, ou seulement indirectement par effet secondaire, et ne permet pas de développer la kundalini, bien que cela soit malgré tout parfois arrivé à certains praticiens sans le vouloir ...

Jean-Michel Jutge


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