« Travaillez sur vous-même, et votre monde se portera mieux : cela est une certitude ! »

samedi 21 janvier 2017

"L'INTUITION ET LE RETOUR A LA NATURE"


Le mental et l’intuition coexistent à chaque instant de nos vies. Pris dans des environnements qui s’emploient à nous dénaturer, le balancier semble pencher trop souvent du côté du mental.


Petits détours par la nature pour revenir à sa vraie nature.

Qui êtes-vous ? Ne vous est-il jamais arrivé le temps d’une balade dans la nature, d’oublier votre nom, votre identité sociale, vos limitations, votre mental incessant pour vous connecter à votre essence ? Nous sommes en permanence habités par le mental, le raisonnement qui nous situe dans l’avant ; dans l’après. Or côte à côte, tout proche du mental une façon quasi instantanée et intuitive de perception du monde émerge de temps à autre comme pour nous rappeler que nous sommes bien plus que nos pensées. Retour sur l’intuition et les chemins à parcourir pour la rencontrer.


L’intuition et les sens spirituels

Levons un premier voile : si nous possédons des sens physiques, notre perception s’établit aussi sur des sens plus subtils ; les sens spirituels. A côté de la vision offerte par nos simples yeux de chair, nous pouvons contacter une vision profonde offerte par notre esprit. Les recherches en imagerie médicale démontrent que loin d’être opposés le mental et l’intuition seraient deux modes de perception juxtaposés qui concerneraient des câblages neuronaux différents. Désormais, mental et intuition apparaissent même aux yeux des scientifiques les plus matérialistes comme deux modes de perception permettant une réalité augmentée. Biologiquement, nos 5 sens physiques – tous reliés les uns aux autres – seraient captés par notre cerveau gauche dont le but est de réfléchir (situer notre sentiment du moi ou, en d’autre termes, alimenter notre fameux Ego). C’est dans le cerveau droit que la Conscience serait générée : l’action de ressentir s’y ferait par nos cinq sens spirituels que sont la claire vision, la claire audition, la télépathie, la prémonition, et la prescience ; autant de facettes qui constituent le diamant de l’intuition ; appelée aussi « voie du cœur » par de nombreuses traditions spirituelles.


La voie du cœur et ses mystères révélés

Selon Pascal, « le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas ». Parler avec son cœur, avoir le cœur sur la main, voir avec le cœur ; lorsqu'il s’agit de cœur notre langage ne manque pas d’expression nous encourageant à l’écouter. Suivre son cœur serait –il la clef pour construire une vie pleine de sens ? Le cœur est le siège de l’âme. On ne dit pas je t’aime de toute ma tête ! Le cœur est la graine de l’âme, les messages arrivent déjà dans le cœur puis circulent vers le mental et le corps. Cela transcende la personnalité ! Comme le dit Amit Goswami qui étudie la résonnance quantique. Vous avez une intention, identifiez d’où elle vient ? Qui lui parle : votre égo (mental) ou votre cœur (intuition) ?


Le cœur devrait être le maître et le mental le serviteur.

Si c’est le cœur qui vous guide vous expérimenterez la synchronicité des événements ! En effet, comme le démontrent les recherches de l’Institut HeartMath, de façon subliminale le cœur perçoit l’intensité des images avant leur arrivée. L'intelligence du cœur est formée par le flux intelligent de conscience et d'intuition que nous ressentons lorsque le mental et les émotions se trouvent dans un état d'équilibre… L’intuition serait alors, comme le confie le docteur Paul Bernstein une « intelligence qui commettrait un excès de vitesse » !

Levée du deuxième voile : par sa fulgurance l’intuition permet de rejoindre l’essence du monde. Tel que le résume Fréderic Lenoir : « le monde est constitué d'éléments invisibles et subtils que nous ne pouvons percevoir qu'avec notre cœur, ou notre intuition ». Comment affiner cette claire vision ? Comment y parvenir si ce n’est en retournant à l’essentiel ? En tant que prédateurs convaincus de notre supériorité, nous avons des rapports difficiles avec notre environnement naturel. Saturés par des environnements dénaturés devenus des terrains propices à la rumination mentale; Il semblerait que le chemin le plus long à emprunter soit celui qui nous fasse redescendre de la tête vers le cœur…


Intuition et intelligence du vivant

De tout temps les chamanes et les mystiques se sont retrouvés dans la nature pour se trouver en se connectant à l’âme du monde (Anima Mundi) ; cependant la voie du cœur n’est pas l’apanage de quelque uns… Selon Eckart Tolle de plus en plus de personnes sont reliées dans le cœur. « Il n’y a rien de plus important que de trouver sa mission de vie ; et cette mission ne se pense pas, il faut la ressentir.


Il n’y a rien de plus important que de trouver sa mission de vie.

Pour la ressentir ; il faut la vivre par le cœur. La question principale est qu’est ce que je souhaite dans ma vie ? Ou plutôt qu’est ce que la vie veut de moi ? Et pour trouver cette réponse, il faut trouver le calme. Comment ? Allez au cœur de la nature » ! L’intuition serait comme un diamant brut - et tel que le partage Leila Del Monte qui pratique la Communication Animale (en se mettant en empathie grâce à son intuition) - « Cela prend du temps pour en faire un joyau ! Ne pas projeter ses opinions et pensées : cette recherche de clarté est avant tout un travail de conscience et de quiétude intérieure dont la nature est le meilleur exemple ».

En effet, pourquoi les humains seraient-ils les seuls à posséder une intelligence et à prendre des décisions en toute autonomie ? A l’instar d’un nombre croissant de recherches croisant la science et le chamanisme dans Intelligence dans la nature Jeremy Narby montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d'une étonnante propension à prendre des décisions déterminant leurs actions. Ils savent, sans pour autant réfléchir… Des moisissures visqueuses unicellulaires peuvent résoudre des labyrinthes. Les abeilles, dont le cerveau a la taille d'une tête d'épingle, font usage de concepts abstraits… La nature fourmille d’exemples montrant le rôle prépondérant de la Conscience. S’inspirer du vivant, respirer dans le vivant pour recréer en nous une harmonie perdue? Pour rejoindre des mondes plus subtils la nature nous permet de retrouver la spontanéité du non réfléchir. Relaxons-nous tout n’a pas besoin d’être sous contrôle !

Jouer avec la musique du hasard

Levée du dernier voile : l’intuition fait partie de notre nature, l’intuition se retrouve dans la nature ; mais surtout l’intuition est un jeu. En nous permettant de nous pacifier, de franchir la barrière de l’intellect, elle fait de nous des magiciens. Selon Jean-François Vézina, psychothérapeute : « Nous sommes en permanence situés dans le pôle nord du mental, là où tout est froid et gelé. Or connecter son intuition, c’est rencontrer la capacité à jouer la vie, plutôt qu’être jouée par elle. » L’histoire de Jean Baptiste de Pape, réalisateur du film L’infinie puissance du cœur, est éloquente. A 30 ans cet avocat réputé se voit proposer une promotion internationale ; cependant sa vie manque de sens. Il se donne une semaine pour méditer à sa mission de vie. « J’avais entendu le message de Eckart Tolle. Il me fallait aller dans la nature. Dans un grand parc, j’ai posé la question qu’est-ce que la vie veut de moi ? Rien. Je me suis mis à répéter cette phrase comme un mantra. Toujours rien ; je rageais ! Un orage s’est mis à éclater. Je me suis réfugié sous d’immenses arbres. J’ai entendu dans mon cœur un bruit assourdissant, comme un os qui se cassait. J’ai cru mourir. Et j’ai pensé ça doit être ce que la vie attends de moi... Seul je me suis mis à pleurer comme jamais, j’étais envahi par un sentiment de clarté, d’amour, j’avais l’impression d’être revenu chez moi. C’est naturellement que m’est venu l’idée de faire un documentaire sur l’infinie puissance du cœur. J’ai commencé à rencontrer des producteurs. Ils me croyaient fou. Un avocat qui veux faire des films ! Je me suis pris au jeu… Que d’aventures. Cela m’a pris 5 ans ; c’était le temps nécessaire pour que je me reconnecte à mon cœur. Vous êtes sur une rivière, le cerveau voit le prochain tournant, or le cœur voit la rivière de la source à la mer ; c’est cela la sagesse du cœur : un jeu de la nature qui invite à lâcher prise » !

Caroline Escartefigues

http://www.inrees.com/articles/intuition-mental-nature/

"NOUS SOMMES TOUS APPELÉS A ÉVOLUER"


Plus personne ne conteste aujourd’hui l’évolution des espèces. Pourtant, nous tendons à oublier que l’homme est également concerné… Notre conscience a-t-elle son mot à dire dans ce processus ? À quels changements la crise actuelle pourrait-elle nous confronter ?

L’histoire des grands courants de pensée qui ont modelé l’humanité, retiendra de la perspective occidentale actuelle qu’elle fut matérialiste et individualiste. Ce qui est moins souligné est qu’elle a également mis en exergue une notion capitale, tellement acquise que nous ne la questionnons pratiquement plus : celle d’évolution. En effet, si les traditions avançaient jusqu’alors qu’il était possible de progresser ou de retourner vers une source divine, un paradis ou un nirvana, elles restaient dans une appréciation plutôt cyclique du temps terrestre. Nous faisions partie d’un système, établi par des volontés divines, au sein duquel les forces de la nature se répétaient. Mais voilà qu’avec l’avancée de la science et à la faveur de la théorie de l’évolution de Darwin, l’idée d’une progression devint terrestre et la roue du temps fut clairement aplatie pour se faire ligne droite. Son commencement serait le big bang, depuis lequel l’univers ne cesserait de se développer.

Ce nouveau regard, polarisé sur l’aspect matériel des choses, laissa de côté la question d’une éventuelle conscience à l’œuvre dans l’univers, puisque ce sujet n’était pas vu comme relevant de la science. L’univers, déjà machine de Newton et Descartes – philosophes qui soutenaient pourtant l’existence d’un pôle divin –, se vida alors de toute présence spirituelle. Il en résulte qu’aujourd’hui, la pensée dominante considère que le monde est purement matériel, mu par un hasard aveugle, et que la conscience est le résultat d’une activité neuronale dans le cerveau des hommes. Cependant… tout évolue. Et c’est cette idée même qui semble ouvrir une nouvelle porte. Car devant l’improbabilité que l’agencement méticuleux de notre monde et que l’émergence de notre intelligence soient dus à un concours de circonstances aléatoires, un nombre grandissant de scientifiques et de penseurs arguent qu’une forme de conscience ineffable – qu’ils n’attachent à une aucune déité particulière – pourrait mouvoir l’évolution. « Il a fallu que les circonstances et les lois physiques de l’univers soient réglées de façon extrêmement précise pour que la vie émerge. Les calculs de probabilités montrent qu’il est quasiment impossible que ce soit le fruit du hasard », soutient le physicien Trinh Xuan Thuan, coauteur de l’ouvrage collectif Le monde s’est-il créé tout seul ? L’Occident est-il à l’aube d’un nouvel enchantement de la vie terrestre ?

Il est quasiment impossible que ce soit le fruit du hasard...

Une évolution tangible

Il est une conséquence implacable de la théorie de l’évolution des espèces, qui est rarement énoncée clairement : l’homme n’est pas un produit fini. Si l’univers et la vie continuent d’évoluer, l’espèce humaine aussi. Les études transdisciplinaires sur nos ancêtres les plus éloignés montrent que nous nous modifions, tant sur le plan biologique que cognitif et relationnel. Et il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête aujourd’hui. Ces changements s’étant produits sur de longues périodes, beaucoup affirment que nous ne sommes pas directement concernés par de telles inflexions. Cependant, les études menées par le prix Nobel d’économie Robert Fogel sur l’impact des changements économiques, sociaux et technologiques sur le corps humain bouleversent nos convictions sur la rapidité de notre évolution physiologique.

Dans The Changing Body, Robert Fogel et son équipe mettent en évidence que depuis le XVIIIe siècle, nous ne cessons de grandir et de grossir. Exemple : en 1850, l’homme moyen aux États-Unis mesurait 1,70 mètre et pesait 66 kilos. En 1980, il fait 1,78 mètre pour 79 kilos. Au moment de la Révolution française, un habitant de notre pays pesait en moyenne 50 kilos, à comparer aux 77 kilos d’aujourd’hui. Le prix Nobel affirme ainsi que des changements physiologiques se produisent en un temps « particulièrement court pour les standards de l’évolution selon Darwin [...] et plus rapidement au cours des trois derniers siècles qu’au cours des nombreux millénaires précédents ». Les modifications environnementales et les avancées technologiques semblent moduler notre physiologie de manière mesurable d’une génération à l’autre. Et qui module nos progrès technologiques et en partie notre environnement si ce n’est nous-mêmes ? Nous découvrons ainsi que nous pourrions orienter notre évolution avec une surprenante rapidité. Mais alors, si notre maturité psychique peut influencer notre devenir, quelle direction souhaitons-nous lui donner ?


Du bon usage des crises

Les experts nous informent que dans bien des domaines, nous sommes sous le coup d’une accélération. Nos technologies et notre économie s’emballent, la mondialisation s’infiltre dans les moindres recoins de la planète. Et cette accélération s’accompagne aujourd’hui de la compréhension que le monde fait face à une crise majeure – écologique, politique, sociale... Face à cela, un nombre grandissant de personnes comprennent que nous ne pouvons pas continuer à exploiter les ressources d’une planète limitée et à entretenir notre mode de consommation moderne sans foncer dans le mur. Les « créatifs culturels » – un profil social qui rassemble près de 40 % de la population de certains pays développés, et qui ne cesse de croître – œuvrent a la création de propositions alternatives à la modernité. Une nouvelle forme de conscience, source d’un nouveau paradigme philosophique, semble être en train de nous pousser à sortir de notre idéologie purement matérialiste et individualiste. Quelles sont alors les grandes transformations psychiques que ce changement nous invite à effectuer et que des millions de personnes sont déjà en train de réaliser ?

Nous sommes sous le coup d’une accélération.

Pour commencer : abandonner nos modes de vie et nos fonctionnements obsolètes. Facile à dire, moins facile à faire. La crise sert à cela. Elle nous y oblige. « Il y a ainsi à la fois la question d’une transition historique mais aussi celle des résistances et des aspects pathologiques qui accompagnent ce changement. Il s’agit de créer les conditions pour accueillir une nouvelle façon d’être en relation à soi-même et au monde. Ce lâcher-prise suppose de ne plus entretenir les addictions antérieures », pointe Patrick Viveret, philosophe et auteur de La Cause humaine, Du bon usage de la fin d’un monde. Et qui est dans la ligne de mire de la crise actuelle ? Les organisations collectives autant que les individus. « Nous comprenons maintenant que nous sommes dans une situation fractale où des éléments intimes et personnels sont des clés du changement sociétal. C’est ce que le Forum social de Porto Alegre a appelé l’axe TPTS : la transformation personnelle et la transformation sociale doivent aller de pair », informe Patrick Viveret. Nous découvrons qu’aucun changement sociétal ne pourra faire l’économie d’une maturation individuelle.


L’intériorité au cœur de la transition


« Quand un nouvel état de conscience s’ouvre en nous, nous pouvons trouver cela très exaltant. Mais nous nous retrouvons vite confrontés à nos limites humaines. Si nous ne guérissons pas nos blessures et si nous ne manifestons pas cette nouvelle énergie en ayant les pieds bien sur terre, cette conscience peut être un leurre », signale Laurence Baranski, conseillère en changement et coauteure avec Jacques Robin de L’Urgence de la métamorphose, Inscrire notre conscience humaine dans l’aventure de l’univers. Et force est de constater que l’accélération se joue aussi de ce côté-là. Depuis plus d’un demi-siècle, les méthodes thérapeutiques ou de développement personnel foisonnent. Elles semblent signaler un besoin croissant de guérison et d’évolution intérieure. « Quand nous parlions de spiritualité, de thérapie douce ou d’écologie il y a trente ans, on nous riait au nez ! Aujourd’hui, il n’y a pas une bourgade qui n’ait son cours de yoga, de méditation ou son psychothérapeute », témoigne Marc de Smedt, auteur d’Éloge du bon sens dans la quête du sens. Quatre grandes propositions se dessinent alors : l’usage de remèdes ou de moyens d’assistance (soin), la poursuite de démarches actives de transformation intérieure (thérapie), l’utilisation de méthodes d’acquisition de savoir-faire (pédagogie), l’accompagnement au lâcher prise (spiritualité, qui peut être laïque).


Une éthique naturelle ?

Un besoin croissant de guérison et d’évolution intérieure...
De nombreux accompagnants au changement constatent l’apparition d’un phénomène intéressant : plus une personne libère son élan de vie, plus elle fait preuve d’une disposition éthique respectueuse du vivant, et d’une envie de continuer à grandir, évoluer. Eric Berne, le père de l’analyse transactionnelle, une méthode psychothérapeutique, a observé qu’au bout d’un certain temps, ses patients atteignaient un stade qu’il appelait « l’adulte intégré ». « L’adulte intégré est cet être qui, parce qu’il a décontaminé son univers intrapsychique, augmente sa capacité à être conscient, présent à lui-même et au monde. Le constat est qu’il développe alors librement et quasi naturellement une envie de fraternité, une conscience écologique et un sens du sacré », renseigne Laurence Baranski. Moins désireux d’avoir et de posséder, l’adulte intégré a plus envie d’aller vers l’être, de valoriser les valeurs féminines. Il fait preuve d’empathie, d’adaptabilité et de créativité. Ainsi, de plus en plus d’individus seraient disposés à créer les cercles vertueux dont notre monde a bien besoin.


Le bonheur, garde-fou inestimable


Suite logique : les réflexions alternatives actuelles nous invitent à considérer le bonheur comme une clé fondamentale pour notre évolution. « La question du bonheur ne va pas de soi. Cependant, si nous ne la posons pas, nous ne comprendrons pas pourquoi un certain nombre de stratégies alternatives ont, au cours de l’histoire, fini par échouer ou donner des formes de domination, de maltraitance, qui se sont avérées pires que les formes qu’elles combattaient. L’avancée vers la question d’une sobriété heureuse doit être pleinement lucide ! », alerte Patrick Viveret. Ainsi, le bien-vivre – à même de réguler nos excès et de nous installer dans une trajectoire pleinement humaine – nécessite notre attention. « Il est possible de s’engager clairement vers ce qui a du sens pour nous, sans pour autant prendre le chemin de la contrainte ou du devoir. Être motivé par un plaisir à être, par le ressenti de la puissance de vie que nous portons, décuple nos capacités de réalisation », complète Laurence Baranski. Mouvement spontané, le bonheur semble alors aussi devoir être choisi et installé consciemment. C’est ce que font les bouddhistes lors de leur méditation de la compassion : contre vents et marées, ils nourrissent un amour pour la vie.


Construire ensemble au-delà des différences


Nous rebasculons à ce stade au niveau collectif, car la maturation individuelle semble naturellement déboucher sur une conscience du tout. En toile de fond de l’empathie, du sentiment de fraternité, de l’altruisme, se trouve une profonde conscience systémique. Nous comprenons que tout est lié, que nous sommes tous dans le même bateau et que nos initiatives locales ont des répercussions globales. « Edgar Morin dit que nous sommes sommés de faire société ensemble, que nous devons nous “désegocentrer”, mais aussi nous décentrer et nous “désethnocentrer”. Avec Jacques Robin, nous avons ajouté qu’il faut nous “déplanétariser”, car il convient de regarder la planète comme notre maison commune, en suspension dans un vaste univers », suggère Laurence Baranski. Sonne alors l’heure de redécouvrir que la diversité est une véritable aubaine. Nous ne sommes pas toujours d’accord ? Tant mieux ! Nul besoin de nous faire la guerre, la différence est enrichissante. « La pluralité des traditions de sens est une chance pour l’humanité, à condition d’organiser des espaces où la tolérance en permet le bon usage. Le droit à ce que le sens d’autrui ne soit pas mon propre sens est un élément fondamental du vivre ensemble », souligne Patrick Viveret. Là encore, de nombreux outils nous aident à nous enrichir de nos différences : communication non violente, thérapie Imago pour les couples, construction des désaccords pour les groupes... Ainsi, depuis plusieurs décennies, de nouvelles façons de s’organiser et de fonctionner ensemble apparaissent et se fortifient au fil des obstacles rencontrés. Associations pour le partage de biens et de savoirs, écovillages, entreprises sociocratiques, nombreux sont ceux qui réfléchissent à de nouvelles formes de gouvernance basées sur l’auto-organisation, l’intelligence collective, sans pouvoir centralisé.


La conscience, émergente ou transcendantale ?


Ainsi, de plus en plus d’hommes et de femmes comprennent que leurs positionnements influencent leur devenir et celui de la planète, et que la conscience peut être un moteur d’évolution. Reste à savoir quelle est la nature de celle-ci. Un premier scénario stipule que la conscience émerge de la matière, qu’elle se cherche et que cela provoque des crises et des régulations qui la ramènent vers des modes plus viables – conditionnés par les paramètres ambiants. Cette théorie est notamment soutenue par les théoriciens des systèmes et les chercheurs en intelligence artificielle. Le biologiste Ludwig von Bertalanffy, fondateur de la théorie des systèmes, explique par exemple que l’évolution crée à chaque étape une nouvelle stabilité dynamique d’une complexité supérieure. Cependant, ce scénario bute sur l’origine de la conscience. S’allume-t-elle dans le cerveau des humains ? Était-elle déjà la avant, chez les animaux, les plantes, les minéraux, les particules élémentaires ? Si une forme de conscience n’était pas là dès le début et qu’il est démontré que le hasard n’a pas suffi à produire l’avènement de notre monde, quelle force était en action ? Un deuxième scénario propose qu’il y ait différents niveaux de conscience. Il reconnaît qu’une conscience incarnée cherche son chemin au travers de l’évolution vers une manifestation de plus en plus complexe. Cependant, cette conscience incarnée serait le reflet d’une forme de conscience immanente, voire transcendantale, qui chercherait à se manifester. « Certains appellent ce principe créateur “Dieu”. Pour ma part, ce n’est pas un Dieu personnifié, c’est un principe panthéiste omniprésent dans la nature, comme l’entendaient Spinoza et Einstein. Ce principe se manifeste par la beauté, l’harmonie et l’unité du cosmos », reprend le physicien Trinh Xuan Thuan. Ainsi, en Occident, un nombre grandissant de penseurs cherchent à élaborer un nouveau paradigme philosophique qui ne soit ni purement matérialiste, ni purement idéaliste. Une sorte de chemin du milieu capable de penser une évolution terrestre consciente. Sa formulation est en cours…

Miriam Gablier

http://www.inrees.com/articles/tous-appeles-a-evoluer/


"L'UNIVERS LA PORTE A COTE"


La science n’est pas aussi éloignée de la spiritualité que nous le pensons parfois. Les découvertes des physiciens bouleversent nos croyances, et nous fournissent la clé de réflexions vertigineuses sur ce qui nous relie.

Les découvertes scientifiques dépassent les imaginations les plus fertiles. L’univers n’a jamais été le fruit du hasard : aucun objet ne flotte dans un immense vide cosmique. En fait, tout ce qui vit baigne dans un champ d’énergie subtile, relié en un organisme unique. Il se compose de tout ce qui est – de la galaxie à la plus infime partie subatomique. Tous, nous sommes nés d’une intelligence organisatrice, qui crée en permanence un équilibre, une cohérence entre les éléments qui forment notre univers. Les chemins que nous empruntons, les croyances qui les orientent, aussi diversifiés soient-ils, ressemblent au rayon d’une roue. Plus le mien s’écarte des autres rayons, et plus nous nous éloignons les uns des autres. Les échanges tournent souvent au conflit, mais la profondeur de notre être nous unifie. Nous ramène au centre de la roue, là où les rayons convergent – où les chemins retrouvent leur origine commune. Tout est né d’une intention unique. D’un même souffle.

Mais rebroussons chemin, jusqu’à l’instant où, partant de « rien », quelque chose s’est manifesté : une réalité primordiale. La vie a explosé en quelques secondes, dans une fantastique lumière. C’était il y a plus de 13 milliards d’années. La lumière s’est d’abord propagée sous forme de vibrations, d’ondes, d’énergie. Plus tard, elle ne s’est plus propagée en continu : chemin faisant, elle s’est arrêtée, formant des petits paquets de ces grains d’ondes (les photons). Au terme d’innombrables transformations, cette lumière cristallisée a vu émerger des particules. Qui à leur tour se sont combinées pour former atomes et molécules. Enfin, la matière, celle des étoiles, a fini par conquérir sa place.


Une vibration au milieu de « rien »

Les physiciens n’ont jamais renoncé à découvrir les origines de la vie. Croyant qu’ils la découvriront au cœur de l’atome, ils le cassent et le recassent – jusqu’à ce qu’il n’en reste plus « rien ». Du moins en sont-ils persuadés. Pourtant, un doute subsiste... L’impression d’une vibration au milieu de ce « rien ». Ils s’entêtent et observent pendant des heures, pendant des jours. Quelque chose semble exister, mais quoi ? Les « fantômes » finissent par être démasqués. Médusés, éblouis, les observateurs voient les ondes, impalpables, se densifier, devenir des particules, les constituantes fondamentales de la matière.

Albert Einstein va alors bouleverser la communauté scientifique, en démontrant ce que les observateurs venaient de découvrir : la matière est faite d’énergie. Les deux coexistent. A priori, il n’existe pourtant guère de ressemblance entre une note de musique, une brise légère et une table ! Mais en réalité, cette table est constituée d’ondes, de lumière et d’énergie cristallisées en paquets de photons. Ondes et matière forment une seule réalité – qui prend les caractéristiques de l’une et de l’autre. Une pierre lancée dans les eaux calmes d’un lac se propage en ondes concentriques, régulières, jusqu’au bord : pierre et ondes sont réunies en harmonie. Nous sommes donc loin de n’être que matière périssable ! L’élément essentiel de ces découvertes fut le regard des scientifiques. lls le sentaient, avec ces ondes invisibles, la vie était bien là. Ils étaient en train d’établir avec elle une rencontre. La réalité s’est avérée encore plus bouleversante : les ondes prenaient des formes, réalisaient les objectifs contenus dans les pensées, les rêves, les désirs de réalisation de leurs observateurs. Vision essentielle aux pouvoirs réels qui peuvent changer le cours de notre histoire, qui peuvent répondre à nos désirs.

Ces particules sont de petits faisceaux d’ondes, vibrant sans cesse. Elles échangent leur énergie, leurs informations, en communiquant constamment les unes avec les autres. Ensemble, elles forment le champ unifié d’une énergie qui contient tout l’univers. C’est leur relation, leur motivation à conserver la stabilité, l’harmonie, qui se structurent pour former la matière. Ainsi, ces subparticules, appelées quanta, nous introduisent- elles dans un espace qui transcende nos quatre dimensions. Grâce à leur qualité d’onde, ces quanta ne sont pas soumis à l’entropie, à la destruction de tous les corps physiques. Présents depuis le big bang, ils sont la mémoire vivante de cette énergie lumineuse qui les a – qui nous a – façonnés, et chacun de nous en abrite des milliards…

Max Planck, le père de la physique quantique – celle des ondes et des particules –, et à sa suite ses prestigieux collègues, n’ont cessé de poursuivre leur partie de pêche aux quanta, de plus en plus troublés par les comportements étranges qu’ils observaient. Incapables encore aujourd’hui de pénétrer leurs secrets. Incapables d’en attraper un. On le croit là et il est ailleurs – voire à plusieurs endroits à la fois… Cependant, à jamais reliés les uns aux autres depuis qu’ils se sont rencontrés dans l’harmonie d’une danse sans cesse mouvante – tantôt revêtus de leurs habits de lumière (les ondes), tantôt transformés en particules.

Jamais on ne les a vus tomber dans l’anarchie ou le chaos. Nous pouvons donc faire confiance à la profondeur de notre être. C’est là que nous les rencontrons. Max Planck disait : « Toute matière tire son origine et n’existe qu’en vertu d’une force et nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. » Cet esprit est la matrice de toute la matière. Un seul et même élément couve l’univers, présent en toute chose : la conscience de l’être que je suis. Jack Sarfatti, physicien des particules, a confirmé qu’il existe, au-delà de ce que nos sens peuvent éprouver et de ce que notre cerveau peut concevoir, un autre niveau de réalité. Notre esprit immatériel, éternel, lui, y a accès. Il nous suffirait de nous relier à l’énergie universelle, de lui confier notre désir pour le réaliser. La qualité de notre vibration serait le sésame qui nous le révélerait. Nous ne serions jamais perdus si nous faisions appel à elle. Les calculs mathématiques démontrent que, dans cet univers, l’ordre ascensionnel augmente. Nos aspirations les plus hautes y participent. Chacun porte en sa substance même une parcelle de cette énergie universelle. À nous d’y puiser pour nous réinventer, nous réapproprier l’arbre tout entier, des racines à la floraison.


Vers notre être véritable

Et notre code génétique, que dit-il de cela, lui qui nous enferme dans des données fixées ? Mais le sont-elles vraiment ? D’un côté, nous serions ancrés dans les torsades de notre ADN, de l’autre, les quanta qui les constituent bougent sans cesse et ne demandent qu’à conquérir de nouveaux espaces. L’ADN serait comme une échelle dont les barreaux nous deviendraient accessibles au fur et à mesure de notre évolution. Il y a en lui comme une vision d’avenir, présente dès notre conception. L’ADN garderait en mémoire le schéma directeur de toute l’histoire de l’univers, de chacune de nos histoires. Ainsi, selon l’orientation de notre pensée, l’expression de notre désir et de sa qualité, nous échapperions à la réalité des conventions, pour voyager vers la réalisation de notre être véritable.

Une bonne nouvelle pour terminer. Qu’ils soient à quelques centimètres ou à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, rien ne peut séparer ceux qui s’aiment – parce que tout dans l’univers est interrelié. À Genève, en 1992, un physicien a séparé en deux un photon et a propulsé ces parties jumelles dans des directions opposées, sur une distance de onze kilomètres. Quand elles ont atteint leur cible, elles ont dû faire un choix entre deux trajectoires, et au même moment, elles ont choisi la même. On ignore encore comment elles communiquaient entre elles. Disons à ceux que nous aimons – où qu’ils soient – combien ils sont précieux pour nous. La relation s’établit immédiatement. Êtes-vous convaincu ? Tout ce que vous désirez peut se réaliser.

Monique de Verdilhac

http://www.inrees.com/articles/univers-science-spiritualite/


mardi 10 janvier 2017

"LE BURN-OUT CHEMIN INITIATIQUE ?"


Plus de 12 % de la population active française courrait le risque d’un burn-out en 2014, cet épuisement professionnel.
Et si, sous la gravité du mal-être,
pulsait une puissante énergie de transformation ?

« Serais-je la femme que je suis aujourd’hui si je n’avais pas été victime d’un burnout ? » La question semble curieuse. C’est pourtant celle que se pose Nadia Guiny, neuf ans après avoir payé cher sa suractivité professionnelle. « J’étais directrice de la communication, j’avais des responsabilités, j’étais reconnue, raconte-t-elle. Pendant vingt ans, j’ai adoré mon métier, je me donnais sans limites. À un moment, j’ai commencé à y trouver de moins en moins de sens. La fatigue s’accumulait, mais j’avais tellement à cœur de bien faire ! Je me disais qu’un moment favorable viendrait. Je n’ai pas vu le mur venir. » Selon les gens, le mur prend la forme d’un AVC, de dérèglements physiologiques, d’un état dépressif. Certains se réveillent un matin incapables d’honorer le rendez-vous qu’ils préparaient depuis des mois. Nadia Guiny, elle, a vu surgir une maladie neurologique invalidante. « Le neurologue a fait le lien entre mon surinvestissement et l’incapacité de mon organisme à en supporter davantage », souligne-t-elle.


Renaître de ses cendres

« Cet épuisement physique et psychique est le résultat d’un trop fort déni de soi, commente la psychologue Patricia Serin. Il est le signe que la personne a négligé des aspects d’elle-même, pourtant essentiels. » Le corps est épuisé, le cerveau grillé. S’arrêter longtemps est une nécessité – vécue parfois comme un échec. Pour Nadia Guiny, c’est un électrochoc. « Moi qui n’avais plus goût à rien, j’ai pris conscience que je voulais vivre, et en bonne santé », relate-t-elle. Les forces lui manquent, mais son congé maladie lui donne du temps pour réfléchir. Qu’a-t-elle à en comprendre ? « Certaines entreprises portent une responsabilité, du fait de charges de travail colossales ou de pressions managériales, admet-elle. Pour autant, il est important de dépasser la plainte et la colère. Un burn-out doit nous questionner sur notre perfectionnisme, notre soif de reconnaissance, ainsi que sur nos difficultés à mettre des limites et à exprimer nos besoins. » C’est aussi le moment de se mettre à l’écoute de ses aspirations fondamentales.

Sommes-nous vraiment sur notre route ? L’intuition, les rêves ou les ressentis sont de précieux alliés. Nadia Guiny a mobilisé le peu d’énergie qu’il lui restait pour explorer de nouveaux champs. « Peu confiante dans les traitements que me proposait la médecine, j’ai décidé de me tourner vers des approches alternatives », narre-t-elle. Rebirth, étiopathie… Elle finit par trouver son sésame entre les mains d’un chiropracteur énergétique. « Il a cassé les couches émotionnelles que j’avais accumulées, explique-t-elle. Je me suis sentie me “reverticaliser” et me défaire peu à peu de mes douleurs. »

On réalise l’absurdité du système dans lequel on s’était enfermé.
En parallèle, elle s’interroge sur sa vie, sur ses valeurs, sur ce dont elle souhaiterait être fière à l’orée de sa mort. « Au fond, le burn-out est un processus alchimique, analyse-t-elle. Dans une société qui valorise l’hyperconsommation, l’individu ne fait pas exception : il se consume. » Une fois calciné, tel le phénix, il peut renaître de ses cendres, à condition de faire le chemin de la purification, de la suppression des résistances puis de la recomposition de lui-même, vers un état d’unité intérieure.


Un éveil spirituel

« C’est comme dans un éveil spirituel », confirme Patricia Serin : soudain, face à l’abîme des circonstances, quelque chose s’engouffre et se révèle, « on réalise l’absurdité du système dans lequel on s’était enfermé. On se rend compte de la nécessité d’évoluer vers une qualité de présence plus authentique. Le burn-out exige un changement profond de la relation que nous entretenons à nous-mêmes et aux autres. » Il ne s’agit pas forcément d’abandonner son travail – on l’a peut-être choisi par vocation –, mais de revisiter la façon dont on le perçoit. « À rebours du sentiment de n’en faire jamais assez, nous devons prendre conscience qu’en jouant simplement notre rôle dans le Grand Tout, nous faisons notre part, comme des colibris, note la psychologue. Cette vision est extrêmement apaisante. Peu à peu, on remplace le besoin d’amour par la découverte de l’amour en soi. » Il ne s’agit pas de romantiser : le burn-out reste une expérience douloureuse. Se reconstruire prend du temps. Une fois les symptômes disparus, la tentation est grande de repartir sur les mêmes rails. « Mais que vaut-il mieux : prendre le risque d’aller vers l’inconnu ou avoir la certitude d’aller dans le mur ? », interroge Nadia Guiny. Se faire accompagner peut être nécessaire, sans perdre de vue que les choix nous appartiennent. Quatre ans après son burn-out, Nadia Guiny n’avait plus trace de sa maladie. Après avoir repris son emploi à mi-temps, elle a fini par se lancer dans le coaching. « Je suis sur mon chemin de vie, conclut-elle. Le burn-out a réveillé cette flamme en moi qui, au lieu de me réduire en cendres, m’apporte chaleur et lumière. »

http://www.inrees.com/articles/burn-out-chemin-initiatique/


lundi 26 décembre 2016

"DMT LA MOLECULE DE L'ESPRIT"




DMT, La molécule de l'esprit, est un documentaire (1h13) qui s'intéresse à cette molécule, du point de vue scientifique avec ses effets sur le cerveau, connue et utilisée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales ou psychotropes, présente dans certaines plantes et secrétée par le cerveau. Le docteur Rick J. Strassman a étudié le rôle éventuel de la glande pinéale dans les états de conscience extraordinaires en rapport avec la DMT.  VO/ST-Fr.




Le docteur Rick J. Strassman, professeur en psychiatrie à l’école de médecine de l’Université du Nouveau-Mexique, et un des psychiatres américains parmi les plus éminents, a mené la plus grande recherche psychédélique jamais réalisée en expérimentant sur des dizaines de volontaires la mystérieuse "molécule de l'esprit", nommée DMT, ou diméthyltryptamine.
Avec sincérité et une rigueur scientifique exceptionnelle, le docteur Strassman relate de très nombreux récits dont l'intensité, la profondeur et l'étrangeté sont réellement saisissantes, d'autant plus que beaucoup d'entre eux se réfèrent au Bardo, l'état intermédiaire qui va de la mort à la prochaine naissance.

Selon l'article du site en lien ci-dessous : Dès le début de sa carrière, Rick J. Strassman s’était fixé comme but de pratiquer des recherches légales aux États-Unis sur les substances psychédéliques, selon un protocole rigoureux. Dans le cadre de l’Université du Nouveau-Mexique, il s’est interrogé sur le rôle éventuel de la glande pinéale dans les états de conscience extraordinaires.
Les hypothèses avancées qu'il présente en irriteront plus d'un, mais personne ne restera insensible aux incroyables ouvertures qui se dégagent de ces recherches sur le cerveau humain et ses potentialités insoupçonnées. La DMT est-elle cette molécule de l'esprit en connexion avec la fameuse glande pinéale, considérée par les Hindous comme le lieu du septième Chakra et par Descartes comme le siège de l'esprit ? Une remarquable étude aux frontières de la connaissance.

Le Dr. Strassman a poursuivi ses travaux cliniques en cherchant à déterminer la fonction de la mélatonine, l’hormone secrétée par la glande pinéale connue également sous le nom épiphyse. Le groupe de recherches qu’il a animé a réalisé la première étude permettant de connaître le rôle principal de la mélatonine chez l’homme.
Il s’intéressa ensuite à la DMT, l’agent actif de l’Ayahuasca, et il entreprit en 1990 la seule expérimentation approuvée et financée par le gouvernement américain sur les psychédéliques pendant ces vingt dernières années.
Il a du batailler pendant deux ans avant de recevoir le feu vert de la FDA pour évaluer les effets physiologiques de la DMT, et mettre au point le questionnaire d’évaluation "Hallucinogen Rating Scale", servant à mesurer les effets psychologiques de la DMT et autres substances enthéogènes. Ces recherches sur les psychédéliques étaient approuvées et financées par le National Institute on Drug Abuse.

Le chercheur explique : "En occident, les études sur la conscience se sont multipliées. Un volet particulier de cette recherche étudie les effets des agents psychoactifs sur la conscience. Dans le cadre de la Fondation Cottonwood, nous poursuivons l’exploration des mystères les plus étranges de l’esprit humain. Nous utilisons les composants psychoactifs des plantes pour étudier les divers champs de conscience manifestés chez l’homme, leur processus, et découvrir leurs bases biochimiques et physiologiques.
Nous nous intéressons également aux implications médicales, sociales, et spirituelles de ces différents états, afin de savoir comment les appliquer au mieux pour soigner, développer la créativité et acquérir une certaine sagesse.


Pendant de nombreux siècles, des cultures indigènes ont utilisé des plantes médicinales pour induire avec méthode des états de conscience amplifiés et de type mystique. La science occidentale commence à peine à s’intéresser aux immenses ressources du savoir traditionnel concernant ces plantes et leurs effets. Nous poursuivrons nos buts en confrontant diverses perspectives, scientifique, anthropologique, et spirituelle.
Notre vice-président, le Dr. Steven Barker de l’Université de Louisiane, met au point un nouveau protocole ultra-sensible pour mesurer les émissions naturelles de la DMT et d’agents similaires dans le corps humain. Ceci devrait nous permettre de comparer les quantités habituelles avec celles qu’on relève lors des états de conscience amplifiés."

Le docteur Strassman sait que ses recherches ne feront pas l’unanimité. D’autres chercheurs ne manqueront pas de réfuter l’idée que la DMT peut permettre à nos cerveaux de percevoir la matière sombre ou des Univers parallèles, tels des plans d’existence habités par des entités conscientes...

Certaines recherches tendent à montrer que la DMT est une substance psychotrope puissante, mais aussi produite naturellement en très petites quantités par la glande pinéale.
Son usage pour ses propriétés psychotropes remonte à l'antiquité. La DMT est présente à l'état naturel dans de nombreuses plantes dont les Psychotria ou Anadenanthera, et dont certaines entrent dans la composition de préparations hallucinogènes artisanales comme le breuvage Ayahuasca ou la poudre à priser Yopo qui sont utilisés lors de cérémonies rituelles chamaniques.
Tout au long de l'histoire de l'humanité, la plupart des civilisations humaines ont utilisé des substances psychotropes dans des buts spirituels, divinatoires, médicinaux ou encore récréatifs.