samedi 1 février 2014

"AU-DELA DE NOTRE VUE" (DOCUMENTAIRE)


 


Je vous recommande vivement de lire aussi les témoignages de NDE de personnes ayant tenté de se donner la mort .


TÉMOIGNAGE :

Après 38 années, la douleur, la terreur et le choc de cette nuit particulière d’octobre 1960 me hantent toujours. Il est plus difficile d’expliquer le sentiment de miséricorde et de pardon infinis de Dieu qui a suivi ma tentative de suicide et qui a persisté jusqu’à ce jour. Ce que je suis sur le point de raconter n’est absolument pas une hallucination ni une illusion. Je relate ce qui s’est passé, j’espère que cela aidera quelqu’un quelque part à reconnaître et accueillir la présence de Dieu dans sa propre vie, à un moment où la mort semble être la seule issue. J’aurais ri, si 38 ans auparavant, on m’avait dit que je marcherais sur le périlleux chemin de la foi perdue et jusqu’aux profondeurs de l’enfer lui-même. Voici l’histoire.

Je venais de me marier, en 1948, avec une jolie femme nommée Pat. C’était une fille très appréciée et je me sentais très privilégié de l’avoir conquise. Je travaillais dur pour ma carrière en tant que comptable, j’étais trop occupé à admirer les apparences et je n’ai pas vu s’amonceler les nuages d’orage. Au cours des années suivantes tous mes espoirs, mes rêves et mes perspectives brillantes se sont évanouis. Alors que je ne buvais que modérément et occasionnellement en société, j’ai commencé à boire de plus en plus et avant que je ne réalise ce qui se passait, j’avais franchi la limite de l’alcoolisme grave. Cette limite représentait un enfer de foi perdue, de peurs, d’impuissance et d’apitoiement sur soi-même.

Après seulement 7 mois de ce que je croyais être un mariage parfait, j’ai découvert que ma femme me trompait et cela m’a entraîné encore plus loin dans le repli sur moi et l’alcool. J’étais également fautif dans l’échec de notre mariage. Par la suite, chaque fois qu’une nouvelle aventure se dévoilait, que ce soit une tocade passagère ou un amour d’une année, je disais beaucoup de paroles blessantes et je faisais tout ce que je pouvais pour que ma femme se sente très coupable. Malgré cela, elle est sortie pour un rendez-vous et j’ai finalement décidé de faire quelque chose à propos de ce que je considérais être une situation totalement désespérée et qui dégénérait.

Pat étant partie, probablement pour toute la nuit, j’ai mis au lit nos jeunes enfants deux garçons et une fille, puis j’ai écouté leurs prières. Les prières à ce moment là me paraissaient en quelque sorte creuses et insignifiantes. Je ne trouvais ni assurance ni espoir dans la prière. J’étais devenu un athée convaincu. Quand les enfants ont été profondément endormis, j’ai pris dans la pharmacie les outils de ce que je pensais être ma « fuite définitive » ; deux flacons de somnifères plus un autre contenant des  prescriptions : des tranquillisants que j’avais accumulés. Avec le renfort de trois bouteilles d’alcool, je pensais avoir tout de qu’il me fallait pour ma grande évasion. Je m’étais rappelé que le médecin m’avait dit de ne pas mélanger l’alcool et ces pilules, sinon cela pourrait me tuer. Je n’avais eu alors aucun désir de mourir, cependant, la conversation avait fait germer des idées suicidaires.

J’ai écrit une lettre annonçant mon suicide et j’ai avalé cinq tranquillisants. J’ai mélangé avec l’alcool et j’ai porté un toast à la chaise vide de ma femme : « A rien, que le néant vienne. » les gélules ont glissé facilement et la chaleur trompeuse de l’alcool m’a envahi. « Je suis en route. » Ai-je pensé, « sans retour possible !! ».

J’ai terminé les tranquillisants avec mon second verre, le bout de mes doigts et de mes orteils ont commencé à piquer. Je me suis dit : «  Eh bien peut-être que cela ne va pas fonctionner avec les pilules finalement. ». Je ressentais, non pas une ivresse, mais un léger assombrissement, un peu d’étourdissement. J’étais tourmenté par la peur d’être arrêté dans ma tentative, tout comme on m’avait arrêté dans tout ce que je considérais comme important, j’ai donc avalé une poignée supplémentaire de somnifères. Ma main était toujours ferme tandis que je me versais mon dernier Bourbon. Qu’est-ce que je peux faire, que vais-je faire si cela ne marche pas ? Une sensation de brûlure a commencé à croître dans l’estomac.

Mon alcoolisme était devenu si fort que quelques verres durant le repas, un autre en revenant à la maison, et de la vodka ou du whisky pour finir la soirée étaient vraiment à peine suffisants pour atténuer ma douleur et ma frustration. « Je ne veux pas me réveiller avec juste une gueule de bois de plus et tous mes problèmes qui me harcèlent. Je ne veux pas du tout me réveiller. » J’ai terminé tout l’alcool, toutes les pilules et j’ai commencé à voir un genre de formation nuageuse sombre qui venait vers moi. Elle arrivait directement par le plafond de ma cuisine, elle est entrée et m’a englouti.

J’ai senti que je me déplaçais à une très grande vitesse dans ce tunnel. J’ai vu une lumière au bout du tunnel et je me suis demandé si j’allais à elle. A cet instant, je ne savais pas si j’étais mort ou vivant, mais je me souviens avoir regardé en arrière, vers mon corps sans connaissance sur le sol de la cuisine, je gisais là totalement inconscient de cette autre partie de moi-même qui semblait aller vers quelque chose. « Est-ce cela la mort ? » Me suis-je demandé. La réponse est venue de quelque part : « Non ! ».

J’ai subi un choc en voyant un être d’une beauté incroyable, rayonnant grand amour, grande compassion et chaleur. C’était un être d’une belle lumière brillante et blanche, des rayons argentés émanaient du centre. J’hésitais à parler, puis j’ai réalisé que mes pensées étaient lues par cet incroyable être de lumière. « Non ! » a-t-il répété. « La mort n’est pas ainsi. Viens, je vais te montrer. ». Je me souviens avoir flotté avec lui au dessus d’un genre de puits qui renfermait une scène très déprimante, un paysage dépourvu de beauté, dépourvu de vie, où les gens erraient tête baissée, épaules en avant dans une attitude dépressive et résignée. Ils gardaient la tête baissée et regardaient leurs pieds, ils traînaient sans but se cognant occasionnellement les uns dans les autres, mais continuaient sans cesse. L’idée que j’allais être jeté en bas avec ces âmes perdues et confuses, était terrifiante, mais la voix a semblé comprendre ma terreur et l’a soulagée par les mots suivants : « Voici l’enfer que tu as créé toi-même. Il te faudrait ensuite retourner sur terre et revivre depuis le début une nouvelle vie, confronté aux mêmes difficultés auxquelles tu as fait face pendant cette vie. En attendant, tu demeurerais avec ces âmes perdues et confuses. Le suicide n’est pas une échappatoire. »

On m’a montré une vue panoramique de ma vie. Les cinq dernières années, tellement accablées par l’alcoolisme, étaient les éléments les plus pénibles, les souvenirs les plus douloureux que j’aurais pu imaginer. On m’a présenté une image des effets que l’alcool avait eu sur la vie de mes jeunes enfants et les effets que cela aurait sur leur avenir. J’ai vu le chagrin que ressentiraient mes enfants lors de la perte de leur famille et de moi-même. On m’a montré que leur mère ne prendrait pas grand soin d’eux et finalement ils seraient placés en famille d’accueil. On m’a aussi dévoilé une vue de la manière dont mon alcoolisme influencerait à l’avenir la vie de mes enfants, si je continuais à boire à ma façon habituelle et si je maintenais ce genre de relations familiales. J’ai vu que les trois enfants, deux garçons et une fille, suivraient mon mauvais exemple et chacun d’eux finirait par utiliser la bouteille afin de fuir le stress de la vie quotidienne, jusqu’à ce que chacun d’eux devienne également alcoolique. La vue de ma chère fille, grandissant, se mariant avec un alcoolique qui finirait par la battre et obliger leurs quatre filles à des relations incestueuses, a été plus que je ne pouvais supporter. C’était comme une gifle sur le visage. Un terrible retour à la réalité.

J’ai vu que si j’améliorais mon comportement avec une attitude de père responsable et un rôle de modèle, mes trois enfants grandiraient et deviendraient heureux et productifs. Ce qui ne signifie pas totalement libérés des luttes de la vie quotidienne, mais ils aurait leur chance de faire leur propre chemin, sans user d’une quelconque substance. J’ai vu comment mon fils aîné pourrait devenir, le temps venu, une personne importante et influente, à condition que je reste à ses côtés et que je me conduise comme un vrai père. J’ai vu le revers de cet avenir, si je demeurais un père faible et ivrogne au cours de mes relations avec lui, il finirait alors par tomber dans la drogue et échouerait en prison à cause des crimes commis pour se procurer l’argent de la drogue. Cela m’a terrifié et j’ai décidé sur le champ que ce n’était pas ce que je voulais pour mes enfants, ni pour moi-même. On m’a montré que si je continuais désespérément à rester un pauvre ivrogne, alors je ne pourrais pas m’en sortir. Il me faudrait revivre toutes les épreuves et les traumatismes qui m’avaient jusqu’au suicide, il me faudrait les affronter à nouveau dans une autre vie et c’était, me semble-t-il, encore plus terrifiant que ce que  j’étais prêt à admettre. Je pleurais.
 
L’être de lumière a semblé comprendre que j’étais plein de remords, de compassion et d’amour. Il a dit d’une voix sévère mais qui était cependant telle celle d’un père qui parle à son fils : « Tu ne peux pas faire ce que tu veux de ta vie. T’es-tu créé toi-même, t’es-tu donné la vie ? Non. Tu ne peux pas non plus choisir la mort. » Je ne pouvais pas parler, je ne pouvais pas penser, je pleurais encore plus. Cette présence par la voix, ai-je pensé, ce devait être le Saint-Esprit qui m’avait été envoyé. La voix, maintenant plus douce, a continué : « Je n’en ai pas terminé avec toi, ta tâche n’est pas accomplie, repars et fais ce que tu étais censé faire. »

La première chose que j’ai vue lorsque je me suis réveillé, c’est le soulagement inondant le visage de ma fille. Nancy s’était éveillée pendant la nuit et avait lutté en vain pour conserver en moi l’étincelle de la vie. « Oh papa » a-t-elle dit, « J’avais tellement peur qu’on t’aie perdu. Tu étais si froid et je ne pouvais même pas sentir ton cœur battre. ».

Dans la cuisine, ma femme déjeunait. « Allez, venez les enfants » a-t-elle appelé, « Tu peux manger aussi si tu es capable de tituber et soulever ton corps d’ivrogne jusqu’à la table » a-t-elle ajouté ironiquement. Je me sentais complètement épuisé et j’avais très faim, mais pas du tout de gueule de bois. Bizarrement, je ne ressentais pas la douleur qui m’avait tordu les entrailles la nuit précédente après avoir pris une telle surdose de pilules. Mieux encore, je sentais toujours intérieurement l’amour, la paix et les attentions qui provenaient de cette nuit là.

Il serait agréable de raconter que la vie a été parfaite depuis, mais ce serait un mensonge. La séparation et le divorce ont été un crève-cœur, bien que j’aie obtenu la garde des enfants. Je voulais les enfants, ils souhaitaient être avec moi et le compagnon de ma femme n’en voulait pas. J’ai arrêté de travailler en tant que comptable et je suis devenu professeur dans un collège local, cela a été difficile.

Afin de payer les factures et garder la famille intacte pendant une recherche d’emploi de plusieurs mois, l’utilisation de toutes mes économies et de mes placements retraite m’a coûté la sécurité que j’aurais pu avoir. Acquérir de nouvelles compétences professionnelles était à la fois un défi et par moments une angoisse. Cependant la paix et le réconfort, que j’avais connus pour la première fois sur les bords du puits de l’Enfer, ne m’ont jamais quittés et ont empêché que je perde ma foi et ma confiance régénérées. Certains amis n’arrivent pas à comprendre pourquoi je ne suis pas amer ; les meilleures réponses se trouvent dans le psaume  vingt trois. « Même quand je marche dans une vallée d'ombre mortelle, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ta houlette et ton bâton me rassurent. ».

Depuis mon expérience, j’ai découvert que je ne crains plus la mort, j’ai une vision beaucoup plus spirituelle et je prends maintenant beaucoup plus au sérieux mes responsabilités éducatives pour mes enfants. Je suis là pour eux, je suis fier d’annoncer que leurs vies se poursuivent bien mieux maintenant que je suis devenu le père que j’aurais toujours dû être, j’ai rencontré une belle femme et je me suis marié avec elle, elle possède la beauté intérieure et elle me donne la force et le courage de surmonter toutes les épreuves et les vicissitudes de la vie. Je n’oublierai jamais mon expérience sur les bords de l’Enfer et ce qu’elle m’a enseigné.

L’expérience négative de mort imminente n’est pas négative quand il en sort quelque chose de bon. Je suis maintenant conseiller pastoral et je fais des extras en comptabilité pour de petites entreprises. Mes enfants ont pris leur indépendance, ils ont une vie heureuse, bien remplie et productive. Je me sens en paix.

http://www.nderf.org/French/suicide_emi.htm

Voir aussi le site de Danielle Vermeulen:  http://www.daniellevermeulen.com/temoignages.html






"NDE suite à une tentative de suicide"
 
Le témoignage qui suit se passe de commentaires. Il est représentatif de ce que disent la quasi totalité des personnes ayant vécu une EMI à la suite d'une tentative de suicide.
Il est aussi très intéressant sur un autre plan: le témoin qui se droguait de toutes les façons possibles depuis des années, a totalement cessé à la suite de sa deuxième expérience, ce qui démontre le potentiel positif et restructurant de certaines expériences.
Désireux d'aider les personnes qui en sentiraient le besoin, il n'a pas souhaité rester anonyme. Vous pouvez donc, si vous le désirez, le contacter:

DANIEL TREMBLAY
MONTRÉAL , CANADA
EMAIL: birdfree@moncanoe.com


Je suis un ex-toxicomane, j'ai consommé durant 15 ans à peu près toutes les drogues ( douces, chimiques, etc.)  et les derniers 5 ans en consommant des drogues «dures» ( héroïne ( peu ) et par la suite cocaïne en injection ( beaucoup) ). Cela m'entraîna dans une déchéance de plus en plus profonde et une souffrance immense et insoutenable. Je suis issu d'un milieu favorisé de classe moyenne «aisée», élevé depuis l'âge de trois mois par ma grand-mère, femme spirituelle, de grande expérience de la vie, ( une sainte, quoi ! ). Puis après le remariage de ma mère ce fut la séparation de ma grand-mère et une dépression s'ensuivit qui m'amena à l'idée de suicide vers l'âge de 12 ans, et qui m'amena à consommer de la drogue pour la première fois. Dépression et drogue ne faisant pas bon ménage, mon état se détériora jusqu'à la mort de mes grands-parents et après je connus la déchéance totale : itinérance, tentatives de suicide ( dizaines de tentatives en près de deux ans), état dépressif, consommation de drogues «dures», thérapies et rechutes, et autres tentatives de suicide.

C'est lors d'une de ces tentatives que je connus ce que j'appelle une "Expérience de rencontre divine"  au cours de laquelle Dieu se manifesta à moi et que ma vie «bascula» complètement et instantanément.

J'avais fait ma deuxième thérapie et j'avais «rechuté» dans la consommation de drogue (cocaïne en injection) ; je considérait mon état comme sans issue et je n'espérais plus trouver de solution pour me sortir de cette déchéance et de cettesouffrance devenue insupportable. Plusieurs fois je suis tombé à genoux et les bras tendus vers le ciel, j'ai demandé à Dieu de venir me «chercher» afin de me délivrer de ma souffrance. J'avais fait plusieurs tentatives de suicide, certaines étaient plus des appels à l'aide, mais cette fois, je ne croyais plus à aucune aide autre que celle de Dieu. Je me rendis chez un ami ( souffrant de maniaco-dépression avancée et profonde ) qui devait prendre des médicaments très forts (anti-dépresseurs qui à cette époque n'avaient pas la particularité d'être anti-suicide comme aujourd'hui ) et j'avalai ce qui restai de la bouteille de pilules et je bus la moitié d'une bouteille de cognac. On me transporta à l'hôpital après m'avoir trouvé dans un état de semi-conscience. Je perdis conscience durant le transport.

Tout-à-coup je m'éveillai sur une civière, aux soins intensifs. Cela semblait être le soir car on n'entendait aucun bruit ( ou peu) et pas de va et viens. L'éclairage était baissé et une infirmière se tenait dos à moi et préparait des piluliers sur un comptoir, éclairé par une veilleuse. Je voyais que j'étais relié par des fils à des machines (cardiogramme et autres), j'avais un tube dans la gorge qui me faisait souffrir et qui m'empêchait de fermer la bouche. J'avais terriblement soif et je me suis assis dans mon lit et je demandai à l'infirmière à boire.
Elle ne m'entendait pas, ne me répondait pas ! Je parlai plus fort et même chose, puis elle se retourna et parla à une autre infirmière derrière moi, quelque chose n'ayant pas rapport avec moi. Je croyais qu'elle m'ignorait. Exaspéré, je décidai de me lever pour avoir à boire et descendis de mon lit. J'étais debout, à côté de la civière et en regardant la civière, quelqu'un était couché dedans, MOI !

Je savais que j'étais sorti de mon corps mais ne voulais pas le croire et je réitérai ma demande à boire en me plaçant tout près de l'infirmière et je lui ai crié « À BOIRE » . Toujours pas de réponse !

Puis, comme un voile épais et noir, comme une lumière qui s'éteint, ce «noir» s'abattit dans la pièce. À ce moment l'infirmière se retourna et regarda le cardiogramme et dit à quelqu'un «on est en train de le perdre ! »
Ce fut les dernières paroles que j'eus le temps d'entendre car le «noir» m'enveloppa totalement, me coupant de tout. Je ne voyais rien, n'entendais rien, et j'eus peur comme on a peur dans le noir total dans un endroit inconnu. Puis je criai par peur : « Je veux de la lumière ! ». Puis un minuscule point apparut au loin, comme lorsque l'on regarde une étoile du ciel. De ce point vint un rayon de lumière, mince et s'ouvrant de plus en plus devant moi d'une lumière blanche immaculée, pure et brillante d'une énergie dans laquelle je sentis un amour inconditionnel et sans limites . Cette lumière parvint jusqu'à moi et m'enveloppa juste assez pour que je puisse «avancer» dans cette lumière. J'avançai non pas en marchant, mais me sentant comme attiré dans cette lumière, et seule ma volonté me faisait avancer. J'entendis des voix parlant au loin, puis je vis un groupe de personnes toutes vêtues de blanc ( de longues toges ) et ils parlaient de moi, je le savais, mais je ne pouvais distinguer ce qu'ils disaient. Moi je continuais à avancer dans cette lumière ET JE SAVAIS QUE JE QUITTAIS LA VIE me dirigeant dans cette lumière vers ce qu'on pourrait appeler "le Ciel". Puis une de ces personnes leva le bras et la main dans un signe d'arrêt et me dit : «où vas-tu ?» Je répondis : "Je vais vers le ciel, je ne peux vivre sur terre, j'en suis incapable, ma souffrance est trop grande que je ne peux la supporter davantage". La personne me répondit : « Arrête, tu ne peux avancer dans cette lumière, tu vas tout souiller, TU T'ES SUICIDÉ ! « Puis cette personne parla aux autres encore et me dit : « Tu vas retourner dans ton corps et aller remplir ta "mission" . Je répondis : "Seul, je ne le pourrai pas, j'en suis incapable".  La personne me dit : "Nous allons t'aider". Puis je me sentis «poussé» de force vers mon corps. Je me suis assis  "carré" dans mon lit et l'infirmière me regardait. Je lui ai dit : " J'AI VU DIEU !" Puis je retombai dans un sommeil profond et je m'éveillai le lendemain matin.
Le lendemain je demandai à l'infirmière si elle avait entendu que je lui demandais de l'eau à boire ? Elle me répondit : « Tu n'as jamais dit un mot, tu étais dans le coma et nous avons failli te perdre. Tu t'es levé et tu as dit "j'ai vu Dieu !" . Je n'aime pas quand ces choses arrivent, car cela me donne la chair de poule" ( dit-elle à une autre infirmière ) Plus tard je rencontrai le médecin ( une femme) et j'étais fâché qu'elle ne m'ait pas laissé mourir. Elle me dit : « C'est dommage, vous savez que je vous ai sauvé la vie ! »


Puis après je retournai chez-moi et s'ensuivirent d'autres rechutes et l'idée suicidaire réapparut dans mon esprit comme la seule solution possible à ce problème qui me semblait insoluble. Puis un soir d'été 1986 je me couchai comme à l'habitude mais sans avoir consommé depuis quelques jours. Je m'éveillai et me retournai et je me vis couché sur le ventre, dans le lit.  Je voyais la pièce de la même manière qu'à l'habitude et tout était réel, pas comme dans un rêve où tout est intangible, illogique, un peu flou. Ici tout était normal et je compris que j'étais sorti de mon corps.(...) Puis je me retournai et je regardai dans le coin de la pièce. Je vis apparaître un tout petit point de lumière mais NOIR ( si il vous est possible de concevoir l'idée  d'une lumière NOIRE ) et comme à l'hôpital ( de la même manière et selon le même principe) ce point s'agrandit jusqu'à devenir une petite masse, mélange de matière à l'apparence un peu visqueuse et d'un nuage gazeux.
Puis dans cette masse une forme imprécise un visage se dessina et plus je regardais cette chose se former plus un visage «humain» apparaissait jusqu'à ce que ce visage qui m'apparut fut LE MIEN. Ce visage «brillait» d ‘une lumière noire dont des rayons s'échappaient mais je sentais une énergie « négative» s'en dégager. Puis ce visage me dit : « VIENS AVEC MOI, NOUS ALLONS PLEURER ENSEMBLE POUR L'ÉTERNITÉ, NOUS POURRONS SOULAGER NOTRE SOUFFRANCE AINSI. (Je dois dire ici qu'aucune parole ne fut échangée et que j'exprime ici en mots ce qui se communiquait uniquement par la pensée durant cette expérience. Comme une idée « tout d'un bloc » qui entre dans votre pensée et qui «sans explications» nécessaires est comprise ainsi instantanément, de même pour envoyer la réponse).

Je sentais une énergie négative se dégageant de cette entité et je me méfiais d'elle, puis je sentais qu'elle voulait me «tromper». Elle voulait m'attirer à elle pour se soulager de sa propre souffrance ( que désire t-on le plus lorsque l'on est triste ? une personne pour «partager» cette tristesse ).Je sentais que si je disais "oui" à cette entité et que j'acceptais d'aller avec elle, c'est dans la mort que je décidais d'aller et que j'avais un choix à faire : DÉCIDER DE VIVRE OU  DE MOURIR.. Puis je vis comme un fleuve où "nageaien", où "flottaient" toutes sortes d'autres entités qui toutes souffraient, pleuraient. Toutes les pensées les plus bestiales, délirantes ou informes se matérialisaient et formaient un fleuve dans lequel baignaient ces âmes perdues. Mon Dieu, cela était intolérable, insupportable.
ET JE COMPRIS QUE LE SUICIDE N'EST PAS UNE «SOLUTION» CAR LORSQUE L'ON SE SUICIDE ON DEMEURE DANS LE MÊME ÉTAT QUE L'ON EST LORS DE SA MORT ET QUE L'ON EST, POUR UN TEMPS INDÉTERMINÉ ET DE DIEU SEUL CONNU, CONDAMNÉ À «ERRER» DANS CE BAS ASTRAL AVEC CES AUTRES ENTITÉS ET QUE NOTRE SOUFFRANCE DEVIENT AINSI PEUT-ÊTRE ÉTERNELLE ( AU BON VOULOIR DE DIEU LUI-MÊME).
LE SUICIDE EST UN «PIÈGE» PUISQU'IL NE RÈGLE RIEN ET QUE MÊME IL EMPIRE LES CHOSES CAR CET ÉTAT DEVIENT PERPÉTUEL. LE SUICIDE EST LE PLUS GRAND PÉCHÉ CONTRE DIEU CAR C'EST RENIER LA VIE ELLE-MÊME ET RENIER DIEU LUI-MÊME !

Je compris tout cela et je crois que ce que j'ai vu pourrait être ce que l'on nomme «l'enfer » !
Et en mon âme et onscience je ne pus accepter cela et au fond de mon âmeje désirais vivre, alors je dis "non"à cette entité, et cela suffit à la repousser. Elle se dématérialisa et disparut dans son nuage noir et visqueux.

Alors une lumière venant du haut me pénétra par le haut de la tête et descendit en moi. A mesure qu'elle descendait, tout mon corps ( "astral" ) se détendait complètement et lorsque cette lumière atteignit le niveau du cœur, je sentis comme une explosion D'AMOUR PUR, INCONDITIONNEL, UN AMOUR CONCENTRÉ, et je me sentis baignant dans cet amour. Puis comme une main énorme venant d'en haut me pénétra par le haut de la tête et cette main se frayait un chemin parmi mes idées, mes émotions, mes sentiments, tassant des choses, en écartant d'autres, elle cherchait quelque chose de «précis». Je me sentais envahi par quelque chose de totalement inconnu, et j'étais totalement impuissant, alors j'ai eu peur et je me sentis comme un peu «violé» dans mon intimité non physique mais en mon âme et je demandai : «QUI ÊTES-VOUS « et une voix me répondit : « JE SUIS LE SAINT-ESPRIT, JE SUIS UNE FORCE D'AMOUR, JE CONTRÔLE TOUTES TES FONCTIONS ESSENTIELLES, TU N'A RIEN À CRAINDRE». Je sentais que cette force «fouillait» dans mon âme et je demandai alors : « QUE FAITES-VOUS ? « La voix me répondit : « JE VAIS T'ENLEVER TA SOUFFRANCE, TU N'EN AURAS PLUS BESOIN. Puis je sentis cette main saisir quelque chose en moi et le jeter au loin. La lumière disparut et je restai là, pantois, et après ce qui venait de se passer je pris peur ne sachant ce qui pourrait m'arriver encore. Le désir de réintégrer mon corps se fit impérieux et je cédai un peu à la panique. J'eus comme l'impression de «courir», de me "lancer"  dans mon corps, peu importe ce qui arriverait. Juste avant de réintégrer mon corps, j'étais comme à demi entre mon corps et à l'extérieur, je sentis à ce moment comme un déclic au niveau des reins et un craquement au niveau de la nuque et une main invisible me guidait dans mon corps. Mais je dus réintégrer mon corps beaucoup trop rapidement.

Je me retrouvai sur le ventre dans mon lit comme paralysé ( sans force pour me relever sur mes bras), ne sachant plus où j'étais, quel était mon nom ni qui j'étais. Je n'avais plus d'idées, puis mes forces me revinrent peu à peu et je pus me lever sur mes bras et me retourner sur le dos dans mon lit. Puis je sentis TOUTES mes idées comme contenues dans un «bloc» revenir en moi et ce fut comme si j'avais reçu un bloc de ciment sur la poitrine, le choc fut terrible. Puis peu à peu mes idées me revinrent ; j'étais «rempli» d'une énergie, d'une force tellement intense que j'aurais pu courir des milles pour la dépenser, mais physiquement mes forces m'en empêchaient et je dus me tenir après les murs pour aller m'asseoir sur une chaise. Tous mes membres tremblaient et intérieurement j'étais survolté d'une immense énergie tellement que je restai longtemps assis à attendre que cette énergie se dissipe.
Je savais qu'il venait de se passer quelque chose qui dépassait ma compréhension et je dois dire que plus jamais je n'éprouvai le goût de consommer quelque drogue que ce soit après cela. Ce que la "main de Dieu" m'avait enlevé de l'âme, ma souffrance, était à jamais partie de moi. Cela changea ma vie entière et peu après je rencontrai l'âme soeur, cette femme que j'aime et qui est encore avec moi aujourd'hui, dont la rencontre des plus fortuites ne peut être que le dessein de Dieu.

Depuis maintenant 15 ans, je n'ai plus éprouvé le goût de consommer et j'ai compris que la «MISSION» qui m'était confiée était D'AIDER LES GENS QUI VIVENT COMME MOI L'ENFER DE LA DROGUE ET DE PARTAGER MON EXPÉRIENCE AFIN D'INFORMER SUR LA RÉALITÉ DU SUICIDE, LES GENS QUI CROIENT AVOIR TROUVÉ UNE SOLUTION À LEUR SOUFFRANCE DE CETTE FAÇON, ET AUSSI DE PROPAGER MON EXPÉRIENCE AFIN DE DIRE AUX GENS QUE DIEU EXISTE ET QUE LA MORT N'EST LA FIN DE RIEN, QUE QUELQUE CHOSE EXISTE AU-DELÀ DE LA MORT, QUE NOUS AVONS TOUS ET TOUTES UNE «MISSION» TRÈS IMPORTANTE À REMPLIR DANS CETTE VIE.


http://iands-france.org.pagesperso-orange.fr/ACCOUNTS/acc_nde00.html#EMI7

 
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